Bordeaux : un plan en faveur de l’équité culturelle

pique-nique de quartier nassouty portrait fabien robertLa politique de cohésion sociale et territoriale de la Ville, incarnée par le PACTE, ainsi que la politique culturelle et éducative menées tout au long de l’année, concourent largement au bien vivre-ensemble qui caractérise Bordeaux. Mais parce que Bordeaux est une terre d’humanisme et de tolérance, parce que les cruels événements de 2015 ont rappelé l’importance de la Culture porteuse d’une vision de l’homme et d’un idéal démocratique, Alain Juppé maire de Bordeaux a souhaité aller plus loin en lançant un plan en faveur de l’équité culturelle.

  • Des actions

Objectif n°1 : La culture partout et pour tous

  1. En 2016, le Chœur de l’Opéra National de Bordeaux-Aquitaine organisera 6 concerts (programmés ou surprise) dans les quartiers et poursuivra ses actions de solidarité, dont un concert au profit de la Banque alimentaire.
  2. L’Orchestre d’Harmonie Municipale délocalisera 5 concerts sur 12 dans les quartiers de Bordeaux.
  3. La Fête de la musique 2016 sera décentralisée dans les quartiers du sud, est et ouest de Bordeaux
  4. Les actions d’éducation artistique dans les crèches seront renforcées grâce à des financements supplémentaires.
  5. La ville réaffirme son soutien financier au collectif Bordonor aujourd’hui menacé par les désengagements des autres partenaires.
  6. Soutien à l’opération « Classique aux balcons » au Grand Parc
  7. Mise en œuvre de la plateforme de financement participatif « ProArti » qui vise à soutenir des projets culturels et socioculturels amateurs et/ou professionnels grâce au micro-mécénat.
  8. Soutenir plus fortement la pratique du Street Art en fédérant les acteurs autour d’un parcours d’œuvres existantes et nouvelles en ville.
  9. Inviter les cultures urbaines dans les grands événements de la Ville : une soirée des « Scènes en ville » dans la cour du Palais Rohan sera dédiée à la pratique du Hip Hop, en lien avec les associations concernées.
  10. Poursuivre La Fabrique du Citoyen à la bibliothèque
  11. Proposer des d’ateliers pour toutes les classes de CM1 et CM2 afin de les sensibiliser aux dérives d’internet.
  12. Accueillir à Bordeaux « Le Labo des histoires », association nationale qui propose des ateliers d’écriture créative gratuits ouverts aux jeunes de moins de 25 ans.
  13. Dans le plus grand secret pour des raisons de sécurité, les établissements culturels de la Ville ont acheminé du matériel de protection et de stockage d’œuvres menacées dans les musées syriens (arrivé en février 2016 à Damas).
  • Des chantiers
  1. Dans l’appel à projet du PACTE, adapter les critères permettant de prioriser les projets démontrant un partenariat entre acteurs sociaux et acteurs culturels.
  2. Proposer systématiquement un déploiement dans les quartiers des événements culturels, à l’image du « Festival des Arts de Bordeaux » (ex-NOVART), du « Festival du Quatuor à cordes » ou de « L’Esprit du piano » qui organisent des concerts décentralisés à Nansouty, Caudéran et La Bastide pour la 2ème année consécutive.
  3. Faciliter l’interconnaissance des acteurs sociaux et des acteurs culturels pour inventer de nouvelles collaborations (actuellement en phase de test sur le quartier Bordeaux Sud).
  4. La Culture, ingrédient majeur des quartiers en renouvellement urbain.

Comme le rappelle souvent Alain Juppé, la Culture est l’un des piliers de la cohésion sociale et territoriale. Ce programme est le point de départ d’un renforcement des croisements culture/social.

Débat d’orientation culturelle 2015 à Bordeaux

12144882_10153268749478823_8699728080864586567_nLa Culture est un ingrédient indispensable à l’épanouissement de chacun et à l’émergence d’une identité territoriale attractive. C’est pour cette raison que le 27 octobre 2014, Alain Juppé a proposé au Conseil Municipal de la Ville de Bordeaux un débat d’orientation culturelle destiné à dresser un état des lieux sur lequel s’appuyer pour bâtir notre DOC : Document d’Orientation Culturelle.

La mise en œuvre de cette feuille de route a aujourd’hui pleinement démarré et ce malgré un contexte marqué par une raréfaction de l’argent public, (la ville soutient malgré tout plus de 150 associations), des nouvelles technologies qui bouleversent l’économie culturelle, un cadre institutionnel mouvant qui ne répond pas au besoin de refondation des politiques culturelles publiques (la loi « Création, Architecture et Patrimoine » ne porte pas l’ambition attendue) et des dérives alarmantes, notamment l’isolement des individus et la montée de tous les extrémismes.

La mise en œuvre de ces orientations ne peut se faire sans le monde culturel, c’est la raison d’être du Conseil Culturel de Bordeaux installé en février dernier et qui rendra prochainement ces premières conclusions.

La mise en œuvre du DOC ne peut se faire non plus sans de nouvelles collaborations intercommunales. Sans attendre le transfert d’équipements culturels d’intérêt métropolitain, la Ville de Bordeaux a pris plusieurs initiatives avec la volonté de constituer de véritables pôles d’excellence, qu’il s’agisse du futur festival international qui succédera à NOVART (avec Saint-Médard-en-Jalles), du développement des arts de la piste (grâce à une convention signée avec Bègles) ou bien encore du « Tremplin musical inter-quartier » qui deviendra en 2016 le « Tremplin des deux rives » en s’ouvrant sur l’ensemble des communes de la rive droite grâce au volontarisme de Cenon.

Afin de donner l’envie de Culture à tous (notre première orientation), la Ville renforce son soutien aux projets nés dans les différents quartiers, en lien étroit avec le Pacte de Cohésion Sociale et Territoriale, comme l’illustre l’ouverture de la Halle des Douves aux Capucins, du Théâtre l’œil-La Lucarne à Saint-Michel et de la Salle des Fêtes du Grand Parc en 2017.
L’offre culturelle municipale s’adapte aux nouveaux modes de vie avec la création du Pass Musée (qui donne un accès illimité à toutes les expositions) ou encore l’instauration de la gratuité de l’inscription à la bibliothèque.
Enfin, l’art est de plus en plus présent dans l’espace public, là où l’on ne l’attend pas avec, par exemple :
– la commande Garonne portée par la Métropole qui permettra l’implantation de deux nouvelles œuvres signées Suzanne Treister ;
– le succès des « Scènes en Ville » (4 concerts gratuits dans la cour du Palais Rohan) ;
– le biblio-plage à la plage du Lac ;

Nous voulons que chaque bordelais puisse apprendre et pratiquer dès le plus jeune âge.
Plus de 50 ateliers différents dans les établissements culturels sont proposés aux élèves des écoles. Notre Opéra National développe quant à lui son Pass jeunes : tous les spectacles en illimité pour 25 € / mois au Grand-Théâtre (nouveau en 2015/2016) et à l’Auditorium et pour 10 € / mois à l’Auditorium
La qualité de l’Ecole Supérieure de Théâtre de Bordeaux-Aquitaine ne semble pas se démentir avec cette année une participation à la programmation officielle du festival d’Avignon.

La Ville souhaite également favoriser la création et l’innovation en donnant aux artistes les moyens de créer à Bordeaux.

En 2015, le Fonds d’aide à la création et de soutien à l’innovation s’est vu doté d’un budget de 650 000 € (pour mémoire, il était de 150 000 € en 2013 et 500 000 € en 2014).

La Ville propose de nouveaux espaces de création et de diffusion, par exemple, l’installation du QG du festival Novart 2015 dans l’ancien marché Victor Hugo, l’organisation de l’exposition Transfert n°5 dans l’ancien commissariat Castéjà et bientôt « L’annexe B » au Grand Parc qui accueillera une cinquantaine d’ateliers d’artistes sur environ 1000 m2.

Encourager la création, c’est aussi établir des relations plus approfondies avec les acteurs privés de la culture comme l’illustrent 10 engagements pris en faveur de la politique du livre dans le Schéma directeur de la lecture publique et de la politique du livre ou bien encore le soutien de la Ville à l’Iboat.

Enfin, la Culture est pour notre Ville un formidable facteur d’attractivité et de rayonnement (et c’est notre troisième orientation).

D’abord grâce à une politique événementielle ambitieuse et fédératrice. Deux exemples parmi bien d’autres :
– en 2015, pour sa 5ème édition, l’exposition Transfert a proposé à 30 artistes d’investir un lieu chargé d’histoire, Castéja, transformé en véritable labyrinthe artistique éphémère ;
– en 2016, NOVART et le festival « Des Souris, Des hommes » fusionneront pour donner naissance à un nouveau festival métropolitain qui prendra une nouvelle appellation ;

Une édition du Forum d’Avignon se déroulera à Bordeaux les 31 mars et 1er avril 2016. Ces rencontres internationales ont pour originalité de faire dialoguer, artistes, chefs d’entreprise et décideurs politiques des enjeux de la création, d’un point de vue social, économique et sociétal.

Par ailleurs, après avoir consulté le Conseil Culturel de Bordeaux, Alain Juppé a demandé aux services culturels de la Ville de coordonner la construction d’un événement culturel majeur en 2017 lors de l’arrivée de la LGV, en lien notamment avec AGORA, catalyseur naturel de ce temps fort.

Bordeaux dispose d’une offre muséale de qualité comme l’atteste le dernier classement du Journal des Arts où notre ville obtient deux établissements dans les 20 premiers musées de France (le CAPC au 18e rang et le musée d’Aquitaine à la 12e place) ou bien encore le record de fréquentation atteint dans nos établissements en 2014 avec 670 000 visiteurs.

J’ai un attachement personnel très fort à La Base Sous-marine. La Ville confortera la Base comme lieu culturel exceptionnel en proposant à d’autres opérateurs d’y développer leurs activités.

L’année 2016 sera également marquée par l’exposition « Constellations » portée par Arc en Rêve qui prendra place dans la nef des Entrepôts Lainé, 10 ans après l’exposition « Mutations ».

Nommé en juillet 2015, Marc Minkowski, chef d’orchestre à la renommée internationale, prendra ses fonctions à la tête de l’ONBA en juin 2016 avec pour ambition de « faire de l’ONBA le port d’attache des valeurs montantes parmi les chanteurs de demain ».

La Cité du Vin viendra enrichir l’offre culturelle dès l’été 2016

Enfin, la rénovation et la valorisation de notre Patrimoine est une action prioritaire. La Ville, soutenue par l’Etat et les autres collectivités, cofinance le programme de restauration des monuments historiques qui allie des opérations déjà engagées (comme la rénovation de la Bourse du Travail) à des nouvelles opérations comme la réouverture de la crypte de l’église Saint-Seurin qui fut l’un des temps forts des Journées Européennes du Patrimoine (120 000 visiteurs cette année).

Je conclurai en réaffirmant le rôle fondamental qu’occupe la Culture dans le projet urbain. Bordeaux s’attache à défendre une exigence de qualité, de diversité culturelle et d’accès au plus grand nombre.
Cette ambition, si elle s’appuie sur les artistes, est destinée à tous les bordelais, et peut-être davantage encore à ceux qui s’en sentent éloignés

> Télécharger l’intégralité du rapport présenté le 26 octobre 2015 en Conseil Municipal de la Ville de Bordeaux : DOC 26102015

A Bordeaux, un nouveau lieu dédié à la création

IMG_9437Pas de Culture sans artistes. Pour les militants du partage du beau, de l’émotion et de l’imaginaire, cette affirmation passe pour une évidence. Il n’est pourtant pas inutile de le rappeler, plus fortement encore aujourd’hui qu’hier : la Culture n’est ni un luxe, ni un superflu, elle est de première nécessité.

Accorder une place centrale à l’Art et à la Culture, c’est accorder une place centrale à l’humain, à ses potentialités, à l’intelligence agissante. Investir dans la Culture est donc une décision éminemment politique, au meilleur sens du terme, pour assumer son destin au lieu de le subir.

A l’heure où les budgets culturels subissent des coupes parfois drastiques, la Ville souhaite donner de nouveaux moyens aux artistes pour créer à Bordeaux. Dès mon arrivée à ce poste, j’ai pris conscience qu’aucune politique culturelle ne pouvait exister sans un soutien permanent aux artistes. La raréfaction durable des finances publiques rend illusoire de nouvelles augmentations de crédits. Mais l’espace, lui, est une ressource à partager et à mutualiser plus fortement. C’est l’idée à la fois simple et nécessaire qui préside à la naissance de l’annexe B.

L’annexe B constitue un nouveau terrain d’expérimentation d’espace mutualisé qui favorise le brassage social et culturel, en accueillant conjointement une association de quartier et un projet culturel.

img_id_22541Dans le cadre de la mise en œuvre d’une réflexion engagée par la ville de Bordeaux menant à utiliser des espaces temporairement vacants, l’annexe B, ancien site du groupe scolaire Condorcet restitué à la Ville par la Région, va constituer un premier terrain d’expérimentation, en attendant sa démolition qui pourrait intervenir d’ici 2 à 3 ans.

Sur deux niveaux, un projet culturel verra le jour d’ici la fin de l’année. Chaque étage composé de 8 salles de cours en enfilade formant un ensemble d’environ 1000 m² au total va permettre l’implantation d’une pépinière d’espaces de travail à destination d’une cinquantaine d’artistes plasticiens (pas uniquement de Bordeaux).

Fin septembre 2015, la ville de Bordeaux lancera un vaste appel à projets auprès des acteurs culturels du territoire bordelais dans le domaine des arts plastiques et visuels. Les candidats (collectifs d’artistes, associations, regroupement d’acteurs culturels etc.) auront jusqu’à la fin octobre pour déposer leurs projets auprès de la DGAC. Le comité de sélection, présidé par Alain Juppé et composé notamment de personnalités extérieures procédera à l’examen des dossiers de candidature et à la sélection du/des lauréats.

Les locaux seront mis à disposition du/des lauréat(s) dés le mois de décembre 2015 via la signature avec la Ville de Bordeaux d’une convention d’occupation de 24 mois, renouvelable éventuellement 12 mois.

Ce projet constitue un signal fort en faveur de la création artistique à l’échelle locale, régionale et nationale. Des opportunités similaires seront précisément étudiées afin de développer la création d’ateliers artistiques en lien avec l’ensemble des quartiers.

Crédit Photo : Joséphine Duteuil

Plus de 35 millions d’€ en 2015 pour la Culture à Bordeaux

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En accord avec les axes du « Document d’Orientation Culturelle », je viens de présenter le budget culturel 2015 de la ville de Bordeaux devant le Conseil Municipal. Quelques mots pour le résumer : 26 792 920 € en fonctionnement hors masse salariale (dont 20 M de subventions aux associations) et 9 041 500 € en investissement.

La Culture se trouve au carrefour des développements social, éducatif, économique et citoyen. Bordeaux envisage sa politique culturelle du point de vue de la personne afin de permettre l’émancipation de chaque citoyen et en ce sens d’aller vers plus de liberté.
La Culture participe par ailleurs à l’émergence d’une identité territoriale et du sentiment d’appartenance qui en découle.

Dans un contexte financier difficile, la Ville travaille à la transformation de sa politique culturelle pour qu’elle réponde mieux encore aux attentes de nos concitoyens, pour qu’elle rayonne davantage et qu’elle suscite l’envie et le désir pour des milliers de touristes et pour ceux qui choisiront de venir vivre à Bordeaux.

La tâche est immense. Pour relever ce défi, la Ville de Bordeaux souhaite se doter d’un Document d’Orientation Culturelle (DOC) débattu en Conseil Municipal et capable de projeter la Ville de Bordeaux à l’aune de ces nouveaux défis.

Le DOC s’appuiera sur un diagnostic partagé dans le prolongement du Plan d‘Aménagement Culturel Territorial réalisé avec l’Université Bordeaux IV en 2011 (dont la ville prépare l’actualisation et le parage avec le plus grand nombre).

Le DOC ne sera pas une finalité mais une feuille de route perpétuellement réinterrogée par de nouvelles contributions dans un contexte financier extrêmement mouvant.

Le Conseil Consultatif des Acteurs Culturels (composé exclusivement d’artistes, d’acteurs et de citoyens) démarrera ses travaux et la ville proposera des temps de débats autour de sa politique culturelle.

En 2015, le budget consacré à la Culture s’élèvera à 26 792 920 € de fonctionnement (contre 28 006 937 € au BP 2014 soit un effort de 4,3%) – dont près de 20 M€ de subventions de fonctionnement à près de 90 acteurs culturels et associations. Ces efforts porteront essentiellement sur les frais de fonctionnement.

La politique de soutien à la création (deuxième orientation du DOC) sera portée à 650 000 € grâce au renforcement du fonds d’aide à la création et de soutien à l’innovation culturelle.

En investissement, 9 041 500 € sont inscrits au PPI pour la Culture dont 4 000 000 € pour la rénovation du Muséum et 1 380 000 € pour le chantier et l’extension des Archives municipales. La rénovation du Théâtre L’Œil-La Lucarne (quartier Saint-Michel) sera achevée et celle de la Pergola (quartier Caudéran) se poursuivra.

  • Donner l’envie de Culture à tous

Les quartiers seront au cœur du projet culturel

La Ville poursuivra le développement d’équipements culturels de proximité : livraison en 2015 du nouveau bâtiment des Archives municipales, achèvement des travaux de rénovation du Théâtre L’Œil-La Lucarne dans le cadre de la réhabilitation par InCité de l’immeuble sis 79, rue Carpenteyre, de la Halle des Douves, poursuite des études de maîtrise d’œuvre pour les chantiers de construction d’une médiathèque à Caudéran et de la réhabilitation de la Salle des fêtes du Grand Parc.

Les équipes des bibliothèques de quartier ont été renforcées avec des agents « volants » ayant pour mission de venir renforcer les effectifs dès que nécessaire afin d’assurer le meilleur service aux usagers. Cette équipe de « volants » sera encore étoffée en 2015.

Le réseau de lecture publique continuera à se développer avec l’ouverture, prévue en 2017, de la Médiathèque de Caudéran (1 600 m2 pour un coût total de 6 M€) dont la maîtrise d’œuvre vient d’être confiée à l’Atelier d’architecture King Kong.

L’offre culturelle continue à se développer dans tous les quartiers et la Ville poursuit son soutien à plusieurs évènements exigeants et innovants en mêlant professionnels et amateurs (Chahuts, Grand Parc en Fête, Festival Nomades, Queyries fait son cirque…), créant des synergies entre les secteurs culturel et social en soutenant des associations comme la Rock School Barbey, le Bruit du frigo ou Allez les filles.

L’Orchestre d’Harmonie de Bordeaux, ensemble centenaire composé de 90 musiciens professionnels, poursuivra ses concerts dans tous les quartiers de Bordeaux pour toucher le plus grand nombre.

Le rapprochement de la culture des Bordelais passe aussi par un développement des espaces culturels municipaux dont le budget de fonctionnement légèrement augmenté à hauteur de 33 000 € en 2015 et complété d’un budget d’équipement de 35 000 € auxquels s’ajouteront 100 000 € pour des travaux de restauration et d’embellissement du théâtre de la Pergola. Les cinq espaces (Salle Mably, Espace Saint-Rémi, Marché de Lerme, Halle des Chartrons, Pergola) ont réuni plus de 250 manifestations en 2013 (près de 1 200 jours d’expositions cumulés).

Les travaux de mise aux normes et d’embellissement de la salle de spectacle du théâtre de la Pergola se poursuivront en 2015. 50 000 € sont inscrits au PPI 2015 à cet effet, et 150 000 € sont prévus au PPI 2016-2017.

Le succès des Journées Européennes du patrimoine (130 000 visiteurs à Bordeaux en 2014) va conduire la Ville à aller plus loin dans ce domaine notamment en créant de nouvelles Balades Urbaines qui permettent de découvrir le patrimoine des quartiers. Le budget de fonctionnement lié aux actions d’animation du patrimoine augmente de 12,5%.

Le Chœur de l’Opéra initiera de nouveaux concerts dans les quartiers de la ville.

L’offre devra s’adapter aux nouvelles temporalités urbaines et au mode de vie des familles

La création d’un Pass musées qui donne libre accès à l’ensemble des musées municipaux à partir de janvier 2015 favorisera ainsi la venue de nouveaux publics.

Une étude économique est en cours qui vise à l’extension des horaires du Musée des Arts décoratifs et du Design, aujourd’hui ouvert de 14h à 18h quand les autres musées ouvrent leurs portes à 11h. Cela permettra de donner une plus grande visibilité à ce musée qui a su à la fois maintenir une riche programmation en arts décoratifs (forte action culturelle dans ce domaine) et réussir une orientation vers le design qui n’a cessée d’être saluée par la presse en 2014.

Les propositions culturelles rencontrent leurs publics : près de 444 000 visiteurs en 2013 dans les musées bordelais, avec le Musée des Beaux-arts fermé pendant plusieurs semaines et le Muséum d’histoire naturelle qui continue à proposer une riche programmation hors les murs pendant la période de travaux. Après la révision de la politique tarifaire dans les musées, dont les collections permanentes sont redevenues payantes depuis le 1er août 2014, la fréquentation n’a pas fléchi (sur la période août-octobre, pour les quatre musées désormais payants, on est passés de 101 400 visiteurs en 2013 à 111 900 en 2014) et les bordelais aux revenus les plus modestes continuent de bénéficier de la gratuité. Grâce aux recettes supplémentaires générées par la réforme tarifaire en vigueur dans les musées municipaux depuis le 1er août 2014, le budget des acquisitions sera augmenté, ce qui permettra d’associer le public à l’enrichissement des collections municipales.

Le succès du Muséum chez vous ou du Biblio-Sport sont de parfaits exemples de la capacité des établissements à se déployer sur le territoire et ces dispositifs vont être poursuivis.

La Ville accompagnera plus fortement les structures culturelles et socioculturelles de proximité en lien avec l’ACAQB (Association des centres d’animation de quartiers de Bordeaux) et les Mairies de quartier.

Une attention particulière sera portée à l’apprentissage et la pratique dès le plus jeune âge

La réforme des rythmes scolaires s’est traduite, dans tous les musées bordelais, par la création d’outils spécifiques et le développement d’une nouvelle approche des œuvres. A cette fin, des médiateurs ont été recrutés par la Ville, ils poursuivront leur action en 2015 et dresseront au printemps un bilan de la première année de la réforme pour poursuivre, développer ou corriger les propositions pour l’année scolaire 2015/2016.

Le succès de l’organisation de l’offre culturelle au sein des activités péri-éducatives issues de la réforme des rythmes scolaires ou bien encore la quarantaine de partenaires culturels privés ou publics autour du dispositif de la Carte jeunes sont des exemples parlants de la capacité de la collectivité à travailler en transversalité. Ces propositions vont être développées en 2015 et s’ajouteront aux actions éducatives des musées.

Les partenariats du Conservatoire en musique, danse, théâtre seront développés dans les quartiers (et demain dans la Métropole) pour les apprentissages de proximité. Par ailleurs, le projet d’établissement 2015-2020 du Conservatoire, et notamment de Conservatoire numérique permettra d’inclure une ambition de rayonnement hors les murs devenue indispensable pour toucher de nouveaux publics.

L’ouverture, en 2014, de Bordeaux Patrimoine Mondial (plus de 40 000 entrées en six mois de fréquentation) et la mise en place des ateliers pédagogiques à l’automne 2014 va permettre aux plus jeunes de découvrir le patrimoine de la Ville.

Les musées bordelais développeront de nouvelles actions en faveur du jeune public :
• Le CAPC initiera un nouveau projet, L’école de médiation, espace d’échanges et de partages de savoir, d’expériences entre les équipes des musées et autres professionnels en matière de médiation.
• Le Musée des Arts décoratifs et du Design proposera un atelier familial gratuit tous les premiers dimanches et développer des projets avec des établissements d’enseignement de plusieurs niveaux (primaire, secondaire, supérieur).
• Le programme Le Muséum chez vous, se poursuivra en direction des scolaires (de la maternelle au collège), des centres de loisirs, des bibliothèques et médiathèques.

Les outils existants seront confortés et ouverts aux amateurs comme aux professionnels

En lien avec les objectifs du DOC, les associations de pratiques amateurs vont être accompagnées par la Ville, dans leur structuration (juridique, administrative, financière, mise à disposition de lieux…) et dans les interactions avec les acteurs culturels professionnels.

En appui du projet de développement urbain, la Bibliothèque de Bordeaux initiera un Schéma directeur de la lecture publique et de la politique du livre. Véritable outil structurant, il prendra appui sur la richesse des actions et outils existants en proposant de nouveaux développements (nouveaux lieux, valorisation des acteurs de toute la chaîne du livre et des évènements…). Ce schéma renforcera le maillage des 11 bibliothèques, premier réseau culturel de proximité.

Les Archives municipales ont par ailleurs ouvert leur site Internet en septembre 2014 au bénéfice de publics diversifiés (chercheurs spécialisés et amateurs, jeune public, public étranger, public empêché…) et propose une offre culturelle, pédagogique et scientifique. Ce site continuera à être enrichi en 2015 : cadastre de la Ville au XIXe siècle, fonds iconographiques, état civil de 1541 à 1916… mettant gratuitement ce patrimoine à la disposition de tous.

Reconnaître et valoriser la diversité des Cultures

Bordeaux a une tradition d’accueil et de tolérance qui a largement contribué à forger son identité. Ses liens avec les cinq continents, et tout particulièrement l’Afrique, ont provoqué un fort métissage culturel. Face aux bouleversements et aux tensions identitaires qu’entraîne la mondialisation culturelle, Bordeaux se doit d’être à la hauteur de cet héritage en valorisant les cultures du monde pour qu’une identité heureuse continue de se développer.

En lien avec le Conseil de la Diversité et le volet culturel du futur plan bordelais de lutte contre les discriminations, un Forum de la Diversité interculturelle sera organisé en 2015 grâce au lancement d’un appel à projet.

  • Favoriser la création et l’innovation

La création sera accompagnée pour continuer de transformer la Ville et les relations avec les acteurs de la culture renforcées

L’enveloppe d’aide à la création, qui a bénéficié à 80 associations en 2014, est reconduite. La pertinence de ces aides a été confirmée et son impact sur les acteurs culturels du territoire est indiscutable puisque 80 structures différentes en ont bénéficié dont 48 ne bénéficient pas d’autre subvention de la DGAC. Viendra s’y ajouter le soutien au développement et à l’innovation culturelle en accord avec la 2ème orientation du DOC et afin de répondre en cours d’exercice à des porteurs de projets culturels dont la demande ne relève pas de l’aide à la création stricto sensu.

Le fonds d’aide à la création et de soutien à l’innovation sera doté d’une enveloppe de 650 000 € (4 fois plus qu’en 2013 ; + 30% par rapport au BP 2014).
Le volet création continuera d’être attribué grâce à l’avis de la commission présidée par José Manuel Gonçalvès, Directeur Artistique de la Nuit Blanche à Paris et Directeur du Centquatre.

D’autres demandes arrivent en cours d’année, et donc ne peuvent pas être proposées dans l’enveloppe des subventions allouées au BP :
– soit parce que le projet présenté n’était pas finalisé dans le calendrier budgétaire de demande de subventions (dépôt du dossier en juillet de l’année N-1) ;
– soit parce que la structure s’implante en cours d’année sur le territoire bordelais ;
– soit parce que la structure rencontre des difficultés en cours d’année que seule une aide financière, ponctuelle et complémentaire peut permettre de régler.
Face à ces demandes, une grande réactivité est nécessaire or elle fait aujourd’hui défaut à la Ville qui ventile la totalité de ses subvention en décembre de l’année N-1.

Cette enveloppe nouvelle sera utilisée notamment pour :
– les aides à la structuration de filières qui ne relèvent ni d’une logique de création, ni d’une logique d’aide au fonctionnement courant d’une structure ;
– initier les actions innovantes du futur schéma directeur de la politique du livre et de la lecture publique ;
– mettre en chantier la dynamique de métropolisation en prenant en compte des associations qui aujourd’hui ne sont pas référencées sur le territoire bordelais mais qui contribuent au rayonnement de la ville-centre ;
– de soutenir les pratiques amateurs qui se structurent à l’image du festival-concours international de chant choral Eufonia qui se déroulera pour la première fois en 2015 à l’Auditorium.

Il est important de noter que le soutien à la création et à l’innovation ne saurait se limiter à cette enveloppe de 650 000 €. Une partie de la création bordelaise n’existerait pas sans les quelque 3,5 M€ de subventions de fonctionnement aux associations. De la même manière, via sa dotation à l’Opéra national de Bordeaux ce sont donc plusieurs millions d’euros qui servent directement la création. Et la création ne saurait se limiter aux actions des acteurs privés : la Ville initie également des actions directes de création, que ce soit par les concerts offerts par l’Orchestre d’harmonie de Bordeaux, par les interventions d’artistes dans les établissements municipaux (dans les bibliothèques, à la Base sous-marine, dans les musées) ou par les nombreuses manifestations publiques proposées par le Conservatoire (Scènes ouvertes…).

Près de 90 associations culturelles bordelaises bénéficieront d’une subvention de fonctionnement. Cela concerne la totalité du champ culturel : compagnies (de théâtre, de danse, d’arts du cirque), lieux de diffusion, évènements culturels, écrit et cinéma, musique, patrimoine…

Une quinzaine d’acteurs se verront soutenus financièrement par la ville pour la première fois en 2015. Les associations membres du collectifs Pola verront leurs financements maintenus.

Progressivement, des conventions triennales d’objectifs et de moyens avec les acteurs culturels de la ville seront signées.

L’amélioration des lieux de résidence et de création (Pôle Images rue Bourbon, rue du Professeur Demons…) mis à disposition d’artistes se poursuivra : 35 000 € d’investissement seront affectés en 2015 à l’aménagement et à l’équipement de ces résidences d’artistes.

La dotation de fonctionnement de la Ville à l’Opéra diminue de 592 100 € passant de 16 490 000 € à 15 897 900 €. Ce montant inclut un transfert de charges voté par le Conseil Municipal en 2014 (407 900 €). Il s’agit de frais jusqu’alors pris directement en charge sur le budget de la Ville tels que le gardiennage du Grand Théâtre que l’Opéra assumera dorénavant.
A périmètre constant, la baisse de la dotation est donc de 6,1% soit environ 1 million d’€.

Une dynamique collective au profit de pôles d’excellence sera engagée

La Bibliothèque est engagée dans un processus de labellisation Bibliothèque Numérique de Référence qui accentuera encore la dynamique numérique de sa politique de développement et lui permettra d’atteindre de nouveaux publics et de contribuer à la modernisation des bibliothèques. Elle bénéficiera à ce titre d’une subvention de l’État.

Le lancement et l’aménagement d’un centre de recherche au CAPC va permettre d’élargir le champ de réflexion, d’étude et d’action du musée et implique la création d’un réseau avec plusieurs institutions internationales (à Bilbao, Londres, New York, Mexico…) et au service des projets de commande artistique de la métropole.

Le soutien à l’enseignement artistique supérieur se poursuit. La Ville poursuit en 2015 son soutien à l’École d’enseignement supérieur d’art de Bordeaux. Elle continue à soutenir l’Ecole Supérieure de Théâtre de Bordeaux Aquitaine (créée en 2009 grâce à un partenariat entre le TnBA et le Conservatoire). Ces établissements sont au cœur d’un quartier, désormais fortement identifié comme dévolu à l’enseignement supérieur des arts, qui abrite aussi la Rock School Barbey et le Pôle d’Enseignement Supérieur Musique et Danse (créé en 2011 grâce à un partenariat Cefedem et Conservatoire et hébergé au sein de ce dernier).

Dans un secteur en difficulté chronique, tel que les arts de la scène, la Ville de Bordeaux fait le choix d’augmenter l’enveloppe globale consacrée aux théâtres bordelais (+2,3%). Elle poursuit ainsi son effort en direction des lieux de diffusion de son territoire. Elle est devenue le premier financeur des théâtres bordelais subventionnés (à l’exception du Théâtre national Bordeaux Aquitaine) et en héberge de nombreux dans ses murs (l’Inox, le Théâtre L’Œil-La Lucarne bientôt rénové, La Pergola, le Poquelin Théâtre…).
Plusieurs jeunes compagnies de théâtre seront subventionnées en fonctionnement pour la première fois.
La Ville lancera en 2015 les démarches visant à acquérir le foncier de la Manufacture Atlantique, lieu de « fabrique dédiée à l’émergence ».

L’installation de la fabrique culturelle des magasins sud de la caserne Niel, à proximité de Darwin, qui aura notamment vocation à accueillir Pola et des associations ou entreprises du secteur créatif culturel, démarrera et permettra de nouvelles interrelations avec les économies créatives.

Enfin, dans le champ de la photographie, de nouveaux acteurs seront subventionnés et un partenariat sera construit avec la ville de Mérignac.

Des relations nouvelles avec les acteurs privés de la culture

Bordeaux compte de nombreux musées ou lieux de diffusion privés sur son territoire (les librairies, les labels, les théâtres privés, l’I-Boat, l’Institut Bernard Magrez, la Villa 88, le Musée des compagnons, le futur Musée de la marine et de la mer…), notamment les galeries d’art contemporain avec lesquels elle souhaite collaborer plus fortement.

Le collectif « Bordeaux Galeries » composé de 12 galeries bordelaises (http://www.galeries-bordeaux.com) a organisé au mois de novembre 2014 la première édition de Bordeaux week-end Galeries ; cette manifestation, organisée avec le soutien de la Ville, a rencontré un vif succès. L’initiative sera encouragée de nouveau en 2015.

  • Renforcer encore attractivité et rayonnement

Une politique évènementielle ambitieuse

La Ville continuera de soutenir les évènements émergents (La Nuit des Idées au Tnba, les Scènes en ville dans la cour de l’Hôtel de ville et le Tremplin musical interquartier, par exemple, seront accompagnés plus fortement en 2015) et ceux qui paraissent les plus structurants comme Chahuts, Relâche, Bordeaux Rock ou le festival 30’30’’ porté par la Compagnie des Marches de l’été.

Novart voit son financement maintenu (300 000 €) et sa formule renouvelée pour se transformer progressivement en festival métropolitain des arts de la scène.

Face au désengagement financier du Conseil Régional d’Aquitaine notamment, l’édition 2014 des Grandes Traversées est repoussée en 2015 pour une 15ème et ultime édition. Malgré le soutien sans faille de la Ville de Bordeaux, les organisateurs font le choix de mettre à fin à cet évènement.

La réflexion autour d’un évènement majeur en 2015 à l’occasion de l’arrivée de la LGV se poursuit en lien avec la création de la Métropole et les autres collectivités.

La politique d’investissements structurants sera poursuivie

Le nouveau bâtiment des Archives municipales sera livré début 2015 et le déménagement des collections (plus de 12km linéaires qui rejoindront les 3 300 m2 de magasins) se déroulera tout au long de l’année : pendant une dizaine de mois, l’Hôtel Ragueneau et le bâtiment à la Bastide Niel seront utilisés concomitamment. La fin de l’année 2015 sera parallèlement consacrée à la préparation de l’inauguration des Archives, qui ouvriront au public tout début janvier 2016 avec une exposition et un ouvrage de référence, beau livre illustré sur l’histoire des Archives municipales. Le coût total de l’opération avoisine les 20 M€ dont 580 000 € en 2015 (subvention de 1 M€ de la Drac et de 0,87 M€ du Conseil régional).

Le nouveau bâtiment des Archives municipales s’inscrit dans un projet plus global qui comprend la réalisation d’un parvis sur une parcelle actuellement propriété de la Communauté urbaine de Bordeaux qui fera l’objet d’une acquisition en 2015 (0,8 M€)

Après l’ouverture des salles consacrées au XVIIIe siècle, le Musée d’Aquitaine a ouvert, fin février 2014, les nouveaux espaces dévolus aux XIXe et début du XXe siècle. Ce nouveau parcours muséographique est également l’occasion de présenter des acquisitions importantes réalisées au cours des dernières années. Le parcours permanent du Musée d’Aquitaine s’enrichira encore avec l’ouverture, prévue en 2017, des salles XXe siècle, qui offriront au public une nouvelle présentation des collections. 50 000 € sont prévus au Programme Pluriannuel d’Investissement dès le budget 2015 et 450 000 € seront engagés en 2016-2017.

Le Musée des Beaux-arts, rénové, a rouvert ses portes fin 2013 mais, pendant deux ans et jusqu’au mois d’août 2014, la Galerie des Beaux-arts a pâti d’un manque de visibilité du fait des installations de chantier de la Cité municipale puis de la place du Colonel Raynal. Les visiteurs ont néanmoins réinvesti ce musée puisqu’à fin octobre, on comptait 70% de visiteurs de plus qu’au cours de toute l’année 2013. L’année 2015 sera la première année complète de fonctionnement normal du Musée des Beaux-arts depuis quelques années. Un complément de travaux, dont 50 000 € seront financés en 2015, permettra le raccordement du Musée des Beaux-arts à la production de froid de la Cité Municipale.

En 2015, la rénovation du Muséum devrait entrer dans sa troisième grande phase avec le chantier de l’Hôtel de Lisleferme, avec une livraison du bâtiment (gros œuvre) prévue en 2016. 4 M€ sont inscrits au PPI pour cette opération en 2015, 6 M€ en 2016 et le solde, 3,6 M€, est prévu en 2017 La réflexion sur l’identité visuelle du futur établissement devra s’engager et aboutir. Le transfert des collections inventoriées du local de la rue Rode au Centre de Conservation des Collections du Muséum se poursuivra.

Des travaux de mise aux normes des équipements de sécurité ainsi que la réfection du toit de l’annexe, suite aux intempéries du mois de juillet 2013, seront engagés à la Base sous-marine. 100 000 € sont inscrits au PPI 2015
Les investissements futurs seront subordonnés au projet d’établissement qu’établira le nouveau Directeur dont le recrutement devrait intervenir fin 2015.

La Ville et l’État cofinancent le programme de restauration des monuments historiques qui allie des opérations déjà engagées depuis plusieurs années à des nouvelles opérations et à des études. Les opérations suivantes devraient être programmées en 2015 pour un coût total net de 300 000 € :
– Aménagement des circulations dans la crypte de l’église Saint-Seurin afin de la rouvrir au public (elle est fermée depuis les années 60) ;
– Diagnostic avant travaux de restauration des la sacristie de l’église Saint Seurin ;
– Restauration des grilles des bassins du monument des Girondins.
– Remise en peinture des grues des Bassins à flot.

S’ajoute à ces opérations la restauration des façades de la Bourse du travail dont le financement pour 2015 n’est plus assuré compte-tenu du désengagement de la Région et du Département.

Plusieurs édifices patrimoniaux, non protégés au titre des Monuments historiques, feront l’objet d’un suivi et d’interventions d’entretien et de réparation pour un montant global de 250 000 €. Cela permettra notamment l’entretien et la maintenance des édifices cultuels et autres immeubles protégés au titre des monuments historiques : mise hors d’eau et hors d’air de ces bâtiments et mise en conformité des installations techniques. Parmi les chantiers 2015 : achèvement de la restauration du monument aux morts de Caudéran.

La Ville va poursuivre les travaux de mise à niveau de la sécurité des équipements culturels.
700 000 € sont prévus à cet effet dans le budget de fonctionnement, dont 354 000 € concernent le gardiennage des établissements culturels municipaux (CAPC et Bibliothèque de Mériadeck) et 256 500 € ont été transférés à cet effet à l’Opéra national de Bordeaux qui, conformément à la convention signée en février 2014, prendra directement en charge le coût du gardiennage 24h/24 du grand Théâtre à compter de 2015.

À ces 700 000 € s’ajoutent 700 000 € d’investissement destinés à faire face aux grosses réparations, aux interventions d’urgence, de sécurité, de clos et couverts dans les établissements culturels et aux mises en conformité suite aux recommandations des commissions de sécurité. Le défaut d’entretien à un impact non négligeable sur le fonctionnement des établissements et le service rendu aux usagers, ainsi que sur la sécurité des personnes et des biens.
Ces dépenses d’investissement permettent également de remplacer les centre incendie obsolètes.
Des travaux sont prévus pour la poursuite des travaux de sécurité et de grosses réparations des édifices patrimoniaux parmi lesquels la couverture de l’église de Bacalan.
Enfin, la maîtrise d’œuvre pour permettre l’accessibilité de l’ensemble des édifices patrimoniaux a été lancée à l’automne 2014 pour une mise en œuvre à partir de 2015.

50 000 € seront par ailleurs engagés en 2015 pour la modernisation de la cage de scène de l’Opéra ; ce montant s’ajoute aux 30 000 € inscrits chaque année au PPI pour des travaux de sécurité et de mise en conformité des équipements de l’Opéra (travaux à la charge de la Ville en tant que propriétaire du grand Théâtre).

Le rayonnement des établissements culturels sera conforté

Si des efforts sur les frais de fonctionnement courants des établissements sont demandés en 2015, les budgets d’action culturelle sont eux maintenus (notamment au Conservatoire au travers des Scènes Publiques malgré une baisse des financements de l’Etat). Cet effort significatif aura permis de faire levier sur la négociation de mécénats dont un mécénat important (environ 400 000 €) qui bénéficiera, conformément au souhait du mécène, au CAPC, à la Base sous-marine, au Musée des Arts décoratifs et du design et au Musée des Beaux-arts.

43 650 € sont consacrés à l’action culturelle des Archives municipales afin de financer l’exposition prévue à l’ouverture du nouveau bâtiment (janvier 2016) et de publier l’ouvrage prévu sur l’histoire des Archives municipales.

L’appel à projet initié avec l’Institut Français pour soutenir les projets des acteurs locaux sera maintenu.

Au CAPC, une grande exposition sera consacrée, au printemps, à l’artiste chilien Alejandro Jodorowsky et une autre, à l’automne, à l’artiste portugaise Leonor Antunes.
Le Musée des Arts décoratifs et du Design, après l’exposition prestigieuse autour du travail de l’artiste italien Andrea Branzi en 2014 proposera en 2015 une exposition consacrée à un artiste allemand de stature internationale, Ingo Maurer.
Le Musée des Beaux-arts présentera deux grandes expositions, une au printemps sur Bordeaux et l’Italie, et une exposition majeure à l’automne autour des Bacchanales.

Le Muséum, pour préparer le démarrage du chantier, devra réduire un temps son action culturelle.

Une partie des actions menées par les musées en 2015 est rendue possible par des financements propres : diversification et développement des partenariats, développement des ressources propres liée aux activités culturelles des établissements (à fin octobre 2014, les recettes de billetterie dépassaient déjà de près de 50% les recettes de toute l’année 2013), développement des activités annexes (locations d’espaces, boutique…).

Les « associations des amis » des différents musées ne seront pas plus subventionnées car leur rôle (qu’elles remplissent avec efficacité) est au contraire de soutenir les établissements. En revanche, leurs membres et mécènes se verront accorder des avantages tarifaires à l’entrée des musées.

Renforcer le rayonnement des artistes bordelais

La Ville de Bordeaux va poursuivre tout le travail de structuration en s’appuyant sur son réseau de Villes jumelles, comme sur ses autres réseaux internationaux, afin de permettre à ses artistes et associations de nouer des partenariats et présenter leurs productions à l’étranger.

Des coopérations ciblées seront poursuivies avec des musées étrangers afin de valoriser et de promouvoir la richesse des collections bordelaises, comme par exemple l’exposition exceptionnelle consacrée à Bordeaux, port de la lune, qui se déroulera en 2015 au Musée National de l’Art Occidental de Tokyo, un des plus grands musées japonais et réunira des œuvres issues de tous les musées bordelais. Rappelons que les musées bordelais sont membre du French Regional American Museum Exchange qui fédère 26 musées de France et d’Amérique du Nord.

L’appel à projet initié avec l’Institut Français pour soutenir les projets des acteurs locaux sera maintenu malgré une diminution de la participation de ce dernier.

Mieux articuler politiques culturelle et touristique

Les liens entre culture et tourisme seront encore renforcés (Bordeaux Patrimoine Mondial, développement du City pass avec l’Office du Tourisme, développement du volet culturel de la Fête du Fleuve 2015 avec une exposition proposée par le Muséum…).

Dans une région aujourd’hui réputée pour son art de vivre et pour la qualité de ses produits, il manquait un événement qui améliore la visibilité des principaux acteurs de la « filière gourmande », qui en fédère les talents et qui invite le grand public à en partager, de manière festive et ludique, les richesses. Initiée par la CCI de Bordeaux, en partenariat avec la Mairie de Bordeaux, la Communauté Urbaine de Bordeaux, le Conseil Régional d’Aquitaine, le Groupe Sud-Ouest et de nombreux partenaires professionnels ou culturels, Bordeaux S.O Good porte dorénavant cette ambition.

En conclusion, le budget culturel de la ville de Bordeaux en 2015 fait porter ses efforts essentiellement sur les frais de fonctionnement et les moyens généraux (- 5,5% pour ceux de la Direction) en préservant les moyens alloués à l’action culturelle progressivement redéployés vers les nouveaux objectifs du DOC. L’effort supplémentaire fait pour le fonds d’aide à la création et de soutien à l’innovation est tout à fait significatif.
Cette évolution est à mettre en perspective avec les évolutions récentes. Sur la période 2011/2014, le Conseil Général a diminué ses financements de 36% en direction des acteurs culturels (-34% pour la Manufacture Atlantique, -28% pour Allez les filles, -19% pour l’Espace 29…) et le Conseil Régional de 19% (-16% pour la Rock School, -46% pour le Pont Tournant, -20% pour le Glob Théâtre…). Sur cette même période, la Ville a augmenté son soutien financier de 23%.

TV7 – Présentation du Document d’Orientation Culturelle

Nouvelle image (35)Bordeaux est aujourd’hui une des villes identifiées comme remarquable du point de vue de son offre culturelle. Historiquement, du poète Ausone jusqu’à François Mauriac, en passant par Montaigne et Montesquieu, le lien entre Bordeaux et la création artistique est intime.

Premier budget de la ville en 2014 (305 € par habitant), la culture occupe une place remarquable parce qu’elle se trouve au carrefour des développements économique, social, éducatif et citoyen. Elle est un ingrédient indispensable à l’épanouissement de chaque Bordelaise et de chaque Bordelais. La culture participe également pleinement à la création de richesse, à l’attractivité économique et au rayonnement international de Bordeaux.

Le Document d’Orientation Culturelle

Pour autant, les graves crises que la France et le monde traversent depuis quelques années nous obligent à repenser non seulement le devenir de la politique culturelle telle que nous la connaissons, mais aussi à redéfinir quelles sont les priorités et les nouvelles exigences que nous allons devoir co-construire tous ensemble.

Pour relever ce défi, la Ville de Bordeaux souhaite se doter d’un Document d’Orientation Culturelle (DOC) capable de projeter la Ville de Bordeaux à l’aune de ces nouveaux défis.
En amont de l’édition de ce document et afin de contribuer à sa constitution, un débat d’orientation culturelle s’est déroulé lors du Conseil Municipal du 27 octobre 2014.


Présentation du Document d’Orientation… par webtv_fabienrobert

Débat d’Orientation Culturelle : définir des priorités

IMG-20141020-00429La culture occupe une place remarquable en France au sein des politique publiques parce qu’elle se trouve au carrefour des développements économique, social, éducatif et citoyen. Elle est un ingrédient indispensable à l’épanouissement de chaque bordelaise et de chaque bordelais au même titre que d’autres besoins vitaux. Elle participe à l’émergence d’une identité territoriale et du sentiment d’appartenance qui en découle.

Le développement de nouvelles formes d’accès à la culture (particulièrement par le biais des écrans) et l’émergence de nouvelles formes artistiques nous invitent à nous interroger collectivement sur les moyens dont nous disposons pour accompagner les acteurs culturels. L’un des objectifs de la politique culturelle est de faire en sorte que chacun puisse profiter pleinement (de manière quasi-quotidienne et au plus près de chez soi) d’une offre toujours plus riche et créative.

La culture participe également pleinement à la création de richesse, à l’attractivité économique et au rayonnement international d’un territoire. Il suffit pour s’en convaincre d’observer la compétition que se livrent les métropoles européennes dans lesquelles la question culturelle se voit assigner un rôle de tout premier plan. Il convient ici de rappeler que l’économie de la culture a généré, en France, en 2011, un apport à l’économie nationale de près de 105 milliards d’euros, ce qui représente près de 3,5% du PIB et près de 700 000 emplois.

Par ailleurs, le rôle éducatif de la culture est majeur. Elle est un formidable outil pour transmettre la connaissance, démocratiser le savoir et permettre l’ouverture au monde. Elle participe ainsi pleinement à l’égalité des chances.

Pour autant, les graves crises que la France et le monde traversent depuis quelques années nous obligent à repenser non seulement le devenir de la politique culturelle telle que nous la connaissons, mais aussi à redéfinir quelles sont les priorités et les nouvelles exigences que nous allons devoir co-construire tous ensemble. Bordeaux est aujourd’hui une des villes identifiées comme remarquable du point de vue de son offre et de sa politique culturelle (entre la deuxième et la troisième place en France en fonction des classements : L’Express, Le Journal des Arts…). Elle entend le rester.

Dès lors, nous devons collectivement et en dépit des menaces qui pèsent sur nos budgets et des incertitudes qui atteignent le moral des français, travailler à la transformation de notre politique culturelle pour qu’elle réponde mieux encore aux attentes de nos concitoyens, pour qu’elle rayonne davantage et qu’elle suscite l’envie et le désir pour des milliers de touristes et pour ceux qui choisiront de venir vivre à Bordeaux.

La tâche est immense. Pour relever ce défi, la Ville de Bordeaux souhaite se doter d’un Document d’Orientation Culturelle (DOC) capable de projeter la Ville de Bordeaux à l’aune de ces nouveaux défis.

Le DOC est un document de référence qui vise 3 objectifs :
afficher des priorités qui permettront de définir et d’affirmer plus lisiblement les contours de notre politique ;
– faire que notre politique culturelle irrigue encore davantage chacune des politiques publiques qui participent à la construction de la ville de demain ;
– promouvoir et rendre visibles les actions portées par la Ville pour susciter l’adhésion du plus grand nombre.

Le DOC ne sera pas une finalité mais une feuille de route perpétuellement réinterrogée par de nouvelles contributions dans un contexte extrêmement mouvant. Sa mise en œuvre sera organisée dans le temps.

En amont de l’édition de ce Document, et afin de contribuer à sa constitution, le prochain Conseil Municipal sera saisi d’un débat d’orientation culturelle (lundi 27 octobre à 15h, c’est public !) destiné à dresser un état des lieux sur lequel Bordeaux peut s’appuyer (I/ Les fondations) pour faire face aux bouleversements sans précédent que connaît son environnement (II/ Crises et mutations). C’est à partir de cette analyse partagée qu’il est proposé d’échanger sur les orientations et perspectives du mandat (II/ Vers un document d’orientation culturelle).

Consultez le rapport du débat d’orientation culturelle en cliquant ici : DOC

Hausses d’impôts, baisses de subventions, acharnement juridique : le bilan caché de votre Conseiller Général Matthieu Rouveyre

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Vous avez peut-être été invité à la Galette de votre Conseiller Général socialiste, Matthieu Rouveyre (5ème Canton de Bordeaux) pour faire état de son bilan après 6 ans de mandat. Il évoquera probablement sa lubie, le Grand Stade (pourtant bien loin de notre canton), mais “oubliera” opportunément de vous parler du coeur de son (in)action au Conseil Général (CG) de la Gironde. Morceaux choisis…

Le Conseil Général se désengage de votre canton

Pour s’en convaincre, il suffit de passer :

SEGPA
SEGPA, rue Gratiolet

– au collège A. Fournier, dont tout le monde reconnaît qu’il est trop petit (notamment son gymnase) et que le CG refuse d’agrandir malgré la présence voisine de l’ancienne clinique Saint-Antoine de Padoue et les propositions de la ville de Bordeaux (courrier n°1 et n°2) en date du 3/02/2011 et du 9/11/2011.

– devant la SEGPA, propriété de la ville, prêtée au CG pour y installer l’annexe du collège Cheverus dont les riverains déplorent l’état,

– cours Pasteur devant le chantier “à l’arrêt” de la nouvelle MDSI (retardé avant le drame survenu) promise et affichée pour le printemps 2014 ! [lire mon alerte sur ce sujet]

– devant le chantier de rénovation de la Bourse du Travail qui a failli être interrompu à cause du désengagement financier du CG. Il aura fallu mobiliser la CGT (affectataire des locaux) et le Maire de Bordeaux (lire la lettre d’Alain Juppé) pour contraindre le Conseil Général à tenir ses engagements (pour combien de temps ?).

Ce qu’en disent les acteurs du canton…

Le 6/11/2009, les salariés de la société publique InCité écrivent dans une lettre à M. Rouveyre : “Nous tenons à exprimer publiquement notre colère et notre indignation devant vos propos calomnieux et injurieux”. [Lire la lettre]

Le 7/12/2010, le Directeur d’une association apolitique écrit : “Lors d’un RDV avec M. Rouveyre, j’ai pris position en lui affirmant que jamais je n’aurais écrit [ce texte] si j’avais su comment [il] allait être utilisé à des fins partisanes, combien cette attitude allait à l’encontre totale de mon éthique”. [Lire la lettre]

Le Président des commerçants de St Michel déplorait le 17/10/2012 : “Monsieur le conseiller général, plutôt que de donner une image négative du quartier et de nos commerces, venez nous rencontrer, au moins une fois, pour avoir les vraies informations.” [Lire la lettre]

Le Conseil Général sabre les associations culturelles

Entre 2009 et 2013, 3 baisses de subventions (parmi bien d’autres) :

– Chahuts : – 20 % !
– Théâtre Job : – 20 % !
– Allez les filles : – 30% ! (entre 2010 et 2013)

Matthieu Rouveyre vote des augmentations d’impôts records !

Tout au long de son mandat, votre Conseiller Général a voté silencieusement des augmentations d’impôts qui pénalisent Bordeaux. Ainsi, le 27 janvier dernier, augmentation record des droits de mutation : + de 30 millions de prélèvements supplémentaires ! [En savoir plus]

La justice donne tort à Matthieu Rouveyre

03/2007 : recours pour excès de pouvoir (site net de la ville). Rejet de la requête le 7/10/2008
01/2010 : recours pour excès de pouvoir (Stade de Bx). Rejet de la requête le 12/2010
01/2010 : référé pour la suspension du Grand Stade. Rejet de la requête le 22/03/2010
01/2010 : recours pour excès de pouvoir (terrain rue Colette). Rejet de la requête le 2/11/2011
10/2011 : 2 recours pour excès de pouvoir (Stade de Bx). Rejet des 2 requêtes le 19/12/2012.

Un acharnement juridique coûteux

L’emprunt du futur stade prévoit la fixation des taux d’intérêt après la purge des recours juridiques. Début 2013, ils étaient très bas mais les banques ont refusé la fixation des taux car Monsieur Rouveyre a fait appel malgré un rejet catégorique de son premier recours par le tribunal administratif. Potentiellement, il prive ainsi les finances de la ville d’une économie de 30.000.000 € !

Le logement social n’est pas la priorité du Conseil Général

L’aide du CG pour le logement très social a été divisée par 3 (de 10 000€ à 3000€ / logement) !

Le Conseil Général ne s’intéresse pas au stationnement

parking A fournier
Parking vide soirs, WE et vacances

Le parking du collège A. Fournier situé rue Mazarin est libre les soirs, les WE et pendant les vacances scolaires. Malgré un avis favorable du collège et un courrier d’Alain Juppé (lire le courrier), le CG refuse de prêter ce parking (comme rue Théodore Gardère).

Redécoupage des cantons : l’église coupée en 2 !

eglise
Eglise Ste Geneviève

Conscient du manque d’implication du CG dans notre canton, Matthieu Rouveyre veut profiter du redécoupage des cantons pour se tailler un territoire sur mesure. Le quartier Nansouty / Saint-Genès se retrouverait écartelé, les bureaux de vote les moins favorables au Parti Socialiste étant exclus et rattachés à un autre canton. Comble de ce “charcutage électoral”: la limite du nouveau canton passerait au niveau de l’église Sainte-Geneviève ! [En savoir plus]

La mission emploi Saint-Michel bientôt de retour sur la place

blog-dsc_23392-village-st-michel-bordeauxEn 2008, la Maison de l’emploi a implanté une antenne territoriale dans le quartier des Aubiers, la Mission Emploi Bordeaux-nord, afin d’offrir autour d’une cyber-base emploi des services d’accueil, d’information, d’orientation et d’accompagnement sur les questions de ressources humaines et d’emploi aux entreprises et habitants du secteur.

C’est le tour du quartier Saint-Michel et de tout Bordeaux Sud d’avoir son lieu municipal dédié à l’emploi. Une action plus que nécessaire car l’indicateur de chômage est de 35,5% dans ce quartier, soit le taux le plus élevé d’Aquitaine.

Aujourd’hui installée dans des locaux provisoires rue Causserouge, la Mission Emploi Saint-Michel accueille sur rendez-vous plus de 300 personnes par an et a développé des relations avec près de 200 TPE locales. En 2012, 147 diagnostics professionnels ont été réalisés. 120 personnes sont suivies de façon régulière dans le cadre du Plan Local d’Insertion par l’Economie (PLIE).

Cette opération innovante s’intègre dans le projet urbain Bordeaux Re-Centre, en lien avec la responsabilité sociale d’Aquitanis, propriétaire des locaux, et de la promotion de la clause d’insertion assurée par la Maison de l’emploi à travers le PLIE.

Aquitanis a confié la rénovation des nouveaux locaux (13, place Canteloup) à l’Atelier Chantier d’insertion des Compagnons Bâtisseurs d’Aquitaine. Le chantier se déroulera de janvier à août 2014 et emploiera 10 personnes en insertion, dont une majorité issue de Saint-Michel. Il représente un coût direct de 141 000 € auquel s’ajoutent des coûts d’encadrement et de formation des personnes employées sur le chantier. Outre Aquitanis, ce chantier d’insertion est financé par le Fonds social européen, l’Etat, la Région et la CUB.

La future Mission Emploi Saint-Michel sera animée par une équipe de 4 personnes sur une surface de 108 m². Autour d’un cyber espace, elle proposera un service d’information et d’orientation, ainsi que des ateliers à la recherche d’emploi et au positionnement sur des offres collectées. La Mission Emploi proposera aussi un accompagnement dans le cadre du PLIE et des permanences de différents partenaires (Info droit, CAF, écrivain public, …). La Mission Emploi Saint-Michel ambitionne de recevoir 2000 personnes par an et d’être un point de ressources sur le thème de l’emploi, en lien avec Euratlantique et les grands chantiers municipaux.