Un nouveau lieu culturel et associatif à Nansouty St-Genès ?

Madame Sylvaine Marandon, résidente du 49 rue Dubourdieu, habitante engagée dans la vie du quartier Nansouty Saint-Genès, a souhaité, par dispositions testamentaires, aider la municipalité à favoriser le développement des associations de notre ville et renforcer l’offre culturelle de proximité.

En effet, Madame Marandon a très généreusement consenti à la Ville de Bordeaux le legs de sa maison d’habitation, sise 49 rue Dubourdieu. Ce legs est assorti du souhait d’y établir « une maison de quartier destinée principalement à des réunions culturelles et citoyennes ».

Nicolas Florian, maire de Bordeaux, a été très touché par ce legs que la mairie a accepté. Nous devons maintenant respecter le souhait de Madame Marandon. Pour ce faire, j’ai souhaité l’inscrire dans une démarche concertée avec les habitants du quartier.

En accord avec l’exécuteur testamentaire et la légataire universelle, la Ville de Bordeaux a proposé une mise à disposition du lieu à plusieurs associations socioculturelles qu’elle soutient et œuvrant dans le domaine de l’équité culturelle.

Ce lieu a pour vocation de mettre en valeur l’identité du quartier, son dynamisme et son énergie. Les associations culturelles devront agir en ce sens et au plus près des habitants et des partenaires locaux.

J’ai ainsi le plaisir de vous convier le 14 mai à 18h30 à une visite du lieu et à 19h à un échange au club senior Dubourdieu sur le devenir de cette maison.

En espérant vous compter parmi nous,

Fabien ROBERT

L’histoire reprend sa place à Nansouty

La place Nansouty a tant à nous raconter. Au cœur de Bordeaux, elle eut un rôle majeur dans l’histoire de la ville. La fontaine de Garros qui a retrouvé dernièrement sa place illustre cette histoire.

Il y a un peu plus de 200 ans se déroulait un événement historique sur notre chère place : le maire de Bordeaux, Lynch, y rencontra le général Beresford qui, à la tête des troupes anglaises, venait s’emparer de Bordeaux au nom de Louis XVIII.

En l’honneur de la royauté retrouvée, une pyramide, “obélisque de Bonfin”, fut élevée sur la place pour commémorer cet événement. Ainsi, avant de prendre le nom du général Nansouty en 1864, la place prit en 1814 le nom de Place de la pyramide. Cette pyramide était le symbole d’une partie de la vie politique bordelaise, marquant la fin de l’Empire et le début de la Restauration.

Seulement 10 ans plus tard, lors de la révolution de 1830, la pyramide fut détruite.

Après 40 années sans monument central la place se dota d’une fontaine sous le Second Empire. La Ville était en train de se doter en fontaines publiques et, celles des places de la Bourse, du Parlement, de Fondaudège et de Nansouty furent presque conçues en même temps. Louis Garros également architecte des fontaines du Parlement (1865) et de Fondaudège (1865) fut choisi pour en dessiner les plans. C’est Lucien Capian qui la sculpta dans de la pierre dure de Frontenac.

Elément central de la place Nansouty depuis, la fontaine a récemment fait son retour. Les travaux en cours sur la place permettront de mettre en avant la réalisation de Louis Garros et viendront souligner le passé de notre place.

Le réaménagement de la place (pour un coût total de 9.2 millions d’euros), projet prioritaire du quartier, permettra de répondre aux attentes des habitants, de lui donner un nouveau visage en préservant son identité commerçante, en valorisant son patrimoine et en apaisant les mobilités.

Aujourd’hui en travaux, la future place Nansouty réaffirmera sa vocation au cœur du quartier. Au centre de celle-ci, la fontaine de Garros mettra en lumière la richesse historique de notre ville.

La fin des travaux est prévue pour l’été et je vous donne rendez-vous le 7 septembre 2019 pour son inauguration.

Mandat 2014-2020 : où en sommes-nous dans le quartier Nansouty / St-Genès ?

Bordeaux offre aujourd’hui un cadre de vie qualitatif et un dynamisme attractif.

Doté d’un patrimoine exceptionnel restauré, notre ville a su se transformer, sous l’impulsion d’Alain Juppé, en préservant ce que nous avons de plus précieux : cet état d’esprit empreint de tempérance et d’optimisme girondin.

Notre ville n’échappe cependant pas aux difficultés nationales ou plus spécifiques à notre territoire. Il faut continuer de maîtriser notre développement démographique afin que chaque habitant se voit proposer des services publics de qualité. C’est l’objectif de notre « Pacte de Cohésion Sociale et Territoriale », bâti en 2014 avec les habitants, qui compte 36 engagements pour notre territoire qui, avec ces 30 000 habitants, est un concentré multi-facettes de la vitalité bordelaise.

En charge de ce quartier où je réside, j’ai toujours veillé à rendre compte de l’avancement des projets municipaux. Aussi, voici les principales actions menées et à venir :

Réalisées
– Mise en œuvre du stationnement résidentiel qui a libéré des places pour les riverains.
– Réhabilitation du Club Albert 1er (280 000€).
– Création d’une nouvelle entrée pour le Jardin moulin d’Ars – 9 Boulevard Albert 1er
– Refonte du plan de circulation, création d’une zone 30 km/h et sécurisation du secteur Louis Cabié
– Soutien à l’organisation de la fête de Nansouty : accompagnement du comité de quartier (communication, moyens logistiques…) – Place Nansouty (1300€).
– Travaux d’aménagement pour la continuité de la bande cyclable – Boulevard Albert 1er entre la rue Louis Cabié et le Cours de la Somme.
– Révision de la carte scolaire de l’école Somme pour alléger les effectifs.
– Réhabilitation de la chaussée et sécurisation de la rue Malbec.
– Création d’un espace “Enfance-familles”, lieu d’échanges et de conseils autour de la parentalité au Jardin de la Croix du sud, rue Jean Mermoz (500 000 €).
– Création du “Lieu des Associations et Bénévoles Bordelais” de Nansouty, 279 Cours de la Somme, pour favoriser l’engagement avec le comité de quartier, la bibliothèque… (100 000 €, projet d’installer de nouvelles associations).
– Aménagement du jardin partagé du foyer Simone Noailles, rue Leydet.
– Réaménagement de l’aire de jeux et dégagement des angles de la Place Simiot
(70 000 € ; projet de réfection de l’aire des boulistes en 2018).
– Rénovation et agrandissement du plateau sportif en libre accès du stade Brun (220 000 €).
– Ouverture d’une salle polyvalente partagée dans la Maison Relais et d’une bibliothèque pour tous 2 rue des Treuils.
-Poursuite de l’organisation de l’Arty Garden Party (soutien en ingénierie culturelle) – Jardin des Dames de la Foi (4200 € par an).
– Création d’expositions photos – Grilles du Jardin des Dames de la Foi (7 500€ par an).
– Réhabilitation et agrandissement de l’aire de jeux – Jardin des Dames de la Foi
(100 000 €).
– Sécurisation de la Barrière de Pessac (71 000€).
– Réhabilitation de la chaussée des Ségur, Cité Magenta, Pierre Duhem, Diaz.
– Réhabilitation du mur d’enceinte du Jardin Paul Antin – 278 rue Pelleport (70 000€).
– Rénovation du Jardin Bertrand de Goth, 107 rue Bertrand de Goth (38 000 €, début 2018).
– Création d’une crèche associative 128-130 Cours de la somme qui accueillera environ 90 enfants.

En cours
– Soutien à la création de 180 logements dont 50 logements sociaux et du stationnement correspondant dans le cadre du programme immobilier square Albert 1er sur le site de l’ex CFA – Boulevard Albert 1er.
– Développement de places d’accueil pour les jeunes enfants : création d’une crèche de 17 places dans le projet immobilier square Albert 1er.
– Restructuration complète du jardin des Barrières – 99 boulevard Albert 1er.
– Sécurisation des carrefours de la rue de Bègles.
– Aménagement de sécurité pour réduire la vitesse – rue des Poilus 1914/1918.
– Place Nansouty – Réaménagement avec création d’un bassin de rétention des eaux sous la place (Bassin : 7 000 000 € et Place: 2 000 000 €).
– Aménagement de sécurité pour réduire la vitesse – Rue Lafontaine, entre le cours de l’Yser et la rue St Jean.
– Abaissement progressif de la vitesse à 30 km/h dans tout le quartier (d’ici 2020).
– Sécurisation et suppression du carrefour à feux – rues Bertrand de Goth/Monsarrat/de Carros.
– Apaisement de la circulation – rue de Pessac.
– Construction d’un garage à vélos à l’angle de la rue Georges Rioux et du Passage Marcel.
– Réhabilitation de la chaussée des rues Puységur et Dubourdieu.

Loin d’être exhaustive, cette liste vous donne cependant un aperçu des projets, travaux et actions que la Mairie accompagne au quotidien, le plus souvent à votre demande. A titre d’information, en 2016, votre Mairie de quartier a reçu 1 500 appels téléphoniques et a accueillie plus d’un millier de personnes, traité 2 600 demandes d’intervention dans le quartier et instruits 1 088 dossiers travaux (voirie, réseaux et immeubles).

Restant à votre écoute, directement par téléphone, par courrier ou par email, je vous redis mon engagement au service de notre quartier afin que nous demeurions heureux et parfois même fiers, d’être bordelais.

Bien à vous,

Fabien Robert

Immobilier : construire différemment mais CONSTRUIRE !

Aujourd’hui, Alain Juppé a convoqué un Conseil exceptionnel de Bordeaux Métropole afin d’évoquer la politique du logement et la pression immobilière à l’œuvre dans notre ville, afin de mesurer précisément la situation et surtout d’adopter un plan d’actions cohérent dans les années à venir. L’enjeu est majeur : grandir, continuer d’accueillir de nouveaux habitants en proposant des logements accessibles à tous les ménages. J’ai souhaité vous en parler ici, en faisant un bilan de la situation et en rappelant nos mesures qui visent à construire pour répondre aux différentes formes de demandes.

Flambée des prix : oui à l’achat, non à la location

En matière d’immobilier neuf : après une période de stagnation, les chiffres des promoteurs font apparaitre une hausse de 7% amenant le prix moyen du m² neuf aux alentours de 3800€ sur Bordeaux. La première couronne reste aussi attractive et ce n’est qu’en s’éloignant en deuxième couronne qu’on voit les prix baisser légèrement. Par ailleurs, les stocks à commercialiser baissent ce qui signe un temps de commercialisation raccourci, lui-même témoignant de l’attractivité soutenue de notre marché. La question du prix du foncier reste centrale ; le marché est si attractif que tous les promoteurs cherchent à s’y implanter. Ainsi tout foncier mis sur le marché reçoit parfois jusqu’à 50 propositions d’achat (!!!), incitant les propriétaires à valoriser au maximum leur bien, et les promoteurs à surenchérir pour capter le bien. De plus, les promoteurs calculent leurs équilibres sur la base des densités maximales du PLU, bien que sachant que la réalité est toujours inférieure, compte tenu notamment des exigences des riverains lors des concertations.

Une conférence du foncier, pilotée par mon collègue Jacques Mangon, propose de travailler sur ces deux problèmes, en appelant les promoteurs à une régulation, à travailler plus en amont des négociations avec les maires afin de déterminer les densités admissibles, puisque celles du PLU ne sont pas appliquées de fait. Dans le cadre de la conférence du foncier, est actuellement évoquée la possibilité d’appliquer la valeur vénale du bien pour négocier les prix (moins chère que la valeur projet la plupart du temps) et d’une préemption métropolitaine dès lors que le prix serait au-delà de 140% de cette valeur vénale, pour limiter les possibilités d’envol des prix. Il sera nécessaire toutefois de vérifier que cela n’aboutit pas à de la rétention foncière…

Le travail mené par la métropole, notamment pour favoriser l’accession maîtrisée, permet toutefois de produire une offre à un prix plus compatible avec les capacités financières des acquéreurs (20 à 30% moins cher que le marché, sous les 3000€/m²). Ceci se fait toutefois en luttant constamment avec les opérateurs pour conserver les prestations et superficies attendues malgré les prix de sortie contenus, pression qui devra être maintenue sous peine de créer pour l’avenir de notre agglomération un parc de logements peu qualitatifs…

Un nécessaire rééquilibrage entre propriétaires occupants et investisseurs permettrait de limiter l’envol des prix. Pour autant, les investisseurs assurent aujourd’hui un volume d’offre qui répond aux besoins de la métropole, qui doit s’organiser pour accueillir l’augmentation constante de la population. Il s’agit donc de trouver le bon équilibre pour ne pas provoquer une pénurie et une hausse des prix plus forte encore.

En matière d’immobilier ancien : nous avons peu de prises sur ces questions qui restent du domaine de l’offre privée et fonctionnent selon la loi de l’offre et de la demande, qui s’avère forte aujourd’hui au vu de l’attractivité du territoire. Toutefois les observateurs (notaires notamment) rapportent en effet des hausses spectaculaires des prix au m² selon la localisation, en particulier sur Bordeaux Centre et les communes/quartiers résidentiels.

En matière de marché locatif : il faut rappelé que l’observatoire des loyers a montré une certaine stabilité des prix moyens de l’offre sur le territoire (environ 11€/m² en secteur privé – avec des pointes à 13/15€ pour les petits logements, contre environ 5 à 6€/m² en logement social).

Pour mémoire, depuis la loi Alur (2014), les hausses des loyers à la relocation sont encadrées et ne peuvent donc plus « flamber ». C’est uniquement sur les premières mises en location que l’on peut donc trouver des dérapages mais bien entendu elles ne représentent qu’une faible part du marché. C’est pourquoi à ce jour il n’est pas apparu utile de mettre en place un encadrement des loyers. En effet, cette mesure mise en place uniquement à Paris et Lille, a fait l’objet d’un bilan mitigé : environ 50% de non respect de la mesure sur Paris, plutôt aux alentours de 25% sur Lille, avec en contrepartie un investissement important des communes en matière de moyens de contrôle (ressources humaines notamment). De plus, il est rappelé que le tribunal administratif vient d’annuler les dispositifs lillois puis parisien…

En revanche, on peut considérer que le marché souffre davantage de pénurie de biens que de hausse exagérée des loyers.

De fait aujourd’hui nous manquons beaucoup d’offre quelque soit les superficies concernées (T1/T2 ou famille).C’est plus sur le fait de dégager de l’offre (par exemple en limitant les possibilités de réaliser des locations Airbnb) que sur les prix qu’il semble aujourd’hui opportun d’agir pour améliorer la situation actuelle.

Un objectif majeur : développer les différentes offres

En matière de logement social : la question de la production de logement social ne fait plus tellement débat au sein de la métropole : toutes les communes ont réalisé les efforts nécessaires à une amélioration de leur situation au regard de la loi SRU (25% en 2025), avec des résultats d’autant plus probants que la commune est petite (effet de masse). Nous avons toutefois toujours une file d’attente de 26 000 demandeurs d’attribution d’un logement social… Le besoin reste donc fort (il correspond à 8 à 10 ans de production neuve) et la métropole poursuit sa politique volontariste, avec près de 3500 logements autorisés chaque année (plus d’1/3 de l’offre Nouvelle Aquitaine).

Cette politique pourrait toutefois être mise à mal par les récentes décisions nationales : baisses des aides de l’état « aide à la pierre » dès 2017 de 20% au niveau national, ponction sur les budgets des bailleurs sociaux via l’obligation de baisser les loyers, incitation voire obligation de la vente HLM, qui pourrait venir amoindrir le parc existant et donc l’offre actuelle…

En matière de logement étudiant : dans le cadre d’une croissance continue des effectifs étudiants ces dernières années (+39% en 15 ans), la problématique du logement étudiant est particulièrement prégnante cette année. Pour mémoire, la spécificité est la décorrélation entre les lieux d’études et de résidence qui place la ville centre, déjà soumise à de grosses pressions en matière de logement, dans une situation de pénurie forte, malgré un développement fort du logement étudiant conventionné sur la ville.

En matière de prospective, le besoin global devrait suivre la même tendance sur les années à venir (+30% dans d’ici 2030, soit une prévision de 120 000 étudiants sur la métropole).

Il convient donc de poursuivre le développement de l’offre conventionnée (loyers intermédiaires entre logement social et logement libre) tout en surveillant celui de l’offre privée (résidence étudiante), trop chère pour les budgets des étudiants et créant ainsi de la fracture sociale. Concernant le logement en diffus privé, nous espérons que l’intervention sur le phénomène AirBnb (cf infra) permettra de recréer une part d’offre supplémentaire.

En matière de logement privé ancien: sans que l’on soit aujourd’hui en réelle capacité d’estimer le volume de façon fiable, le phénomène Airbnb et autres plateformes s’est développé de façon exponentielle sur Bordeaux avec l’explosion de l’attractivité notamment touristique de la ville.

Si le principe de location ponctuelle de sa résidence principale ne pose pas de problème, en revanche pour des propriétaires investisseurs le rendement de ce mode locatif est bien plus élevé que dans une location classique avec un bail à moyen ou long terme, même avec des périodes de location plus faibles, et le bien reste quand même libre pour un usage personnel en résidence secondaire. Ce phénomène étant concomitant avec les difficultés de logement rencontrées notamment par les étudiants, voire les familles, il semble évident qu’il a eu pour conséquence une éviction d’une partie de l’offre traditionnelle au profit des courts séjours.

Ce phénomène est désormais encadré par des délibérations métropolitaines et municipales, qui permettront dès la mise en œuvre de l’équipe dédiée (mars prochain), à la fois de mieux connaître et caractériser la tendance, et surtout de la limiter.

En matière de logement privé neuf : beaucoup de programmes sont prévus dans les grandes opérations d’aménagement sur Bordeaux (Bassins à flot, Ginko, Brazza, Niel, Eurtlantique…) qui permettront de continuer à alimenter l’offre nouvelle, en sachant que la part des investisseurs reste forte, là où l’on souhaiterait plus de primo accédants, qui garantissent notamment un meilleur entretien des biens, et une implication plus grande dans la vie de quartier.

La question du rythme de production de ces opérations est toutefois posée.

Lors de sa dernière conférence, et en accord avec les courriers qu’elle nous avait adressés, la Fédération des Promoteurs Immobiliers a annoncé vouloir davantage cibler ce public d’accédants, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Cela pourrait limiter les surenchères dans ce domaine. Leur volonté restera toutefois à évaluer sur le long terme… Parallèlement, Ville de Bordeaux et la Métropole, avec leurs dispositifs d’aide aux primo-accédants conditionnée à la labellisation des biens à prix contenus sous 3000€, ont réussi à faire émerger une offre croissante au sein des opérations neuves (près de 2900 logements labellisés depuis la mise en place, 400 en 2017).

Cette flambée des prix de l’immobilier à Bordeaux est une preuve et une contrepartie du succès de notre ville. Ni l’angélisme libéral, ni le catastrophisme résigné de sont des solutions. Pour maîtriser le marché de l’immobilier, implacablement organisé autour de la loi de l’offre et de la demande, Bordeaux doit construire différemment mais CONSTRUIRE pour contenir les prix !

2018-2020 : un plan métropolitain de propreté urbaine

En juin 2017, une enquête de satisfaction diligentée par Bordeaux Métropole a été menée par l’IFOP auprès des habitants des communes ayant transféré la compétence propreté, voirie et espaces verts à la Métropole (exceptée le centre-ville de Bordeaux pour lequel une enquête spécifique avait été réalisée l’année passée). Plutôt satisfaisants, les résultats globaux obtenus montrent cependant un décalage entre la vision des élus interrogés et les administrés mécontents.

En effet, l’évolution constante du nombre des touristes chaque année passant de 2 à 6 millions (entre 2000 et 2016) ainsi que la démographie grandissante a entrainé une dégradation de la propreté dans les rues bordelaises et plus largement au sein du territoire métropolitain.

Dans une démarche collective et afin d’améliorer la propreté de notre Métropole, plusieurs constats ont été dressés :
▲ L’état de propreté de l’hyper-centre de Bordeaux est aujourd’hui considéré comme peu, voire pas satisfaisant (notamment le week-end, et les périodes de vacances) malgré les moyens mis en place jusque-là (plan hivernal ; plan estival ; grand nettoyage 48h chrono ; VSDL);
▲ Les dépôts sauvages se multiplient près des bornes (enterrées ou non) de collecte des déchets ménagers ou de collecte sélective, mais aussi le long des grands axes, à proximité des déchetteries ou des sites naturels;
▲ L’entretien des pistes et bandes cyclables n’est plus approprié au regard de l’augmentation de la pratique du vélo sur notre territoire;
▲ La prise en charge actuelle de la chute automnale des feuilles et le désherbage des trottoirs (dont le dispositif zéro phyto) est jugée insatisfaisante et est incomprise pour un grand nombre de nos administrés;

Présenté en Bureau métropolitain, le 28 septembre dernier, le plan métropolitain de propreté urbaine fera l’objet de plusieurs délibérations dont l’évolution de l’organisation des services lors du prochain conseil métropolitain, le 24 novembre. Dès lors, ce plan a pour objet de répondre à ces différentes problématiques développées en 3 axes :

1. Adapter au plus près et renforcer les moyens dévoués au nettoiement dans les 28 communes

Pour faire face à l’évolution de l’hyper-centre bordelais et aux changements en termes d’usage de l’espace public, il est proposé d’expérimenter l’externalisation complète des activités de collecte et de propreté via un marché public avec obligation de résultats basé sur un référentiel de qualité très précis sur le secteur le plus sensible, situé entre Pey-Berland, Victor Hugo et Chapeau Rouge, Intendance et les quais rive gauche.

Pour information, les grandes métropoles comme Marseille, Lille ou Lyon ont déjà mis en place un dispositif similaire et ont obtenu des résultats probants. Il faut préciser que sur un total de 113 secteurs de collecte sur le territoire métropolitain, seulement 2 sont concernés par cette externalisation.
De plus, le personnel (39 personnes dont 10 à la collecte et 29 à la propreté) qui travaille actuellement sur les périmètres identifiés (2 secteurs de collecte et 3 secteurs de propreté) viendra renforcer les équipes actuelles intervenant sur les 111 autres secteurs.

Alain Juppé s’est engagé auprès des organisations syndicales sur le fait que ces agents ne subiront pas de baisses de salaires, que ce dispositif ne concernera uniquement que le quartier de l’hyper-centre et qu’il ne se généralisera pas. La mise en service de ce plan est prévue entre le mois de janvier et le mois de septembre 2018 avec l’externalisation de la collecte et de la propreté de l’hyper-centre et 2018-2021 pour les investissements.

Afin de répondre aux problématiques des dépôts sauvages, il a été proposé : de prévoir un renforcement de la fréquence de passage pour la collecte des dépôts sauvages autour des bornes à verre et des bacs enterrés sur le domaine public métropolitain ; d’accroître la fréquence de collecte de certaines bornes à verre, sujettes aux débordements ; de dresser un bilan et faire des propositions relatives à la problématique grandissante des bacs enterrés.

Quant au balayage des pistes et bandes cyclables, de nouvelles balayeuses vont être acquises et la fréquence de passage des machines prévues à cet effet sera augmentée.

En ce qui concerne la problématique des chutes de feuilles et le désherbage des trottoirs et des routes, il a été proposé de :
▲ Améliorer la prise en compte de l’espace public afin de mieux anticiper
▲ Développer la communication auprès des administrés et les sensibiliser au véritable intérêt du zéro phyto
▲ Accentuer les moyens d’intervention actuels pour le ramassage des feuilles et le désherbage via des marchés

2. Mise en place d’une démarche co-responsable via une campagne de communication basée sur la sensibilisation de nos administrés

La propreté d’un territoire concerne l’ensemble des personnes qui le compose. Dès lors, il apparait essentiel de sensibiliser et d’accompagner l’ensemble des administrés afin de modifier leur comportement au sein de l’espace public. Se basant sur la responsabilité partagée, cette campagne de communication a pour but la valorisation du travail des agents mais aussi d’en souligner les limites. Elle permet également via des messages « chocs » de souligner avec insistance les problèmes d’incivilité et ainsi comprendre que l’ensemble des acteurs est essentiel pour le bon fonctionnement du service et pour le maintien de propreté du territoire.

Parallèlement, non seulement dans le but de communiquer mais aussi de responsabiliser les principaux acteurs de la propreté, un contrat métropolitain de propreté urbaine est en cours d’élaboration. La signature de celui-ci pourrait être organisée dans le cadre d’une deuxième conférence de propreté et ainsi engager les signataires à respecter la dynamique établie.

3. Consolider les équipes de contrôle et de verbalisation afin de préserver un niveau de propreté décent dans les espaces publics

Afin de décourager les incivilités, les équipes de surveillance et de contrôle seront renforcées à proximité des espaces publics les plus touchés par les dépôts sauvages. Cela permettra d’être réactif, d’anticiper le traitement de ces incivilités et ainsi, identifier les contrevenants pour leur facturer le coût du service ou les verbaliser. Ce renforcement fera l’objet de la création d’une cellule nocturne au sein du service incivilité-déchets (existant déjà au sein du pôle territorial de Bordeaux).

Bilan financier

Le coût global de 7,38 M€ de ce plan sur 3 ans se décompose de la façon suivante :
▲ Un effort d’investissement de 2,73 M€
▲ 4,64 M€ sur le budget principal de fonctionnement

Pour votre information, il est important de souligner qu’à échéance 2022, le renforcement des services s’élèvera à 59 agents au total. En effet, en plus du redéploiement des 39 agents des secteurs externalisés (13 au pôle de Bordeaux ; 10 au pôle territorial ouest ; 8 au pôle territorial rive droite ; 8 au pôle territorial sud), 20 postes seront créés. La mise en œuvre du marché de l’hyper-centre n’entrainera pas de coûts supplémentaires, l’augmentation des moyens sera prise en charge par notre établissement sur les recettes liées à la TEOM et la taxe de séjour.

“La CUB doit accélérer le versement d’indemnisations aux commerçants du quartier St Michel”

Fabien Robert, adjoint au Maire de Bordeaux et Conseiller à la CUB, est intervenu au dernier Conseil de CUB de la mandature pour demander une accélération du versement des indemnisations aux commerçants du quartier St Michel actuellement pénalisés par les travaux de voirie.

Son intervention venait en complément du courrier adressé par Alain Juppé, Maire de Bordeaux, au Président de la Communauté Urbaine [Lire le courrier].

Pour lire la vidéo, cliquez sur l’image ci-dessous :

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Hausses d’impôts, baisses de subventions, acharnement juridique : le bilan caché de votre Conseiller Général Matthieu Rouveyre

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Vous avez peut-être été invité à la Galette de votre Conseiller Général socialiste, Matthieu Rouveyre (5ème Canton de Bordeaux) pour faire état de son bilan après 6 ans de mandat. Il évoquera probablement sa lubie, le Grand Stade (pourtant bien loin de notre canton), mais “oubliera” opportunément de vous parler du coeur de son (in)action au Conseil Général (CG) de la Gironde. Morceaux choisis…

Le Conseil Général se désengage de votre canton

Pour s’en convaincre, il suffit de passer :

SEGPA
SEGPA, rue Gratiolet

– au collège A. Fournier, dont tout le monde reconnaît qu’il est trop petit (notamment son gymnase) et que le CG refuse d’agrandir malgré la présence voisine de l’ancienne clinique Saint-Antoine de Padoue et les propositions de la ville de Bordeaux (courrier n°1 et n°2) en date du 3/02/2011 et du 9/11/2011.

– devant la SEGPA, propriété de la ville, prêtée au CG pour y installer l’annexe du collège Cheverus dont les riverains déplorent l’état,

– cours Pasteur devant le chantier “à l’arrêt” de la nouvelle MDSI (retardé avant le drame survenu) promise et affichée pour le printemps 2014 ! [lire mon alerte sur ce sujet]

– devant le chantier de rénovation de la Bourse du Travail qui a failli être interrompu à cause du désengagement financier du CG. Il aura fallu mobiliser la CGT (affectataire des locaux) et le Maire de Bordeaux (lire la lettre d’Alain Juppé) pour contraindre le Conseil Général à tenir ses engagements (pour combien de temps ?).

Ce qu’en disent les acteurs du canton…

Le 6/11/2009, les salariés de la société publique InCité écrivent dans une lettre à M. Rouveyre : “Nous tenons à exprimer publiquement notre colère et notre indignation devant vos propos calomnieux et injurieux”. [Lire la lettre]

Le 7/12/2010, le Directeur d’une association apolitique écrit : “Lors d’un RDV avec M. Rouveyre, j’ai pris position en lui affirmant que jamais je n’aurais écrit [ce texte] si j’avais su comment [il] allait être utilisé à des fins partisanes, combien cette attitude allait à l’encontre totale de mon éthique”. [Lire la lettre]

Le Président des commerçants de St Michel déplorait le 17/10/2012 : “Monsieur le conseiller général, plutôt que de donner une image négative du quartier et de nos commerces, venez nous rencontrer, au moins une fois, pour avoir les vraies informations.” [Lire la lettre]

Le Conseil Général sabre les associations culturelles

Entre 2009 et 2013, 3 baisses de subventions (parmi bien d’autres) :

– Chahuts : – 20 % !
– Théâtre Job : – 20 % !
– Allez les filles : – 30% ! (entre 2010 et 2013)

Matthieu Rouveyre vote des augmentations d’impôts records !

Tout au long de son mandat, votre Conseiller Général a voté silencieusement des augmentations d’impôts qui pénalisent Bordeaux. Ainsi, le 27 janvier dernier, augmentation record des droits de mutation : + de 30 millions de prélèvements supplémentaires ! [En savoir plus]

La justice donne tort à Matthieu Rouveyre

03/2007 : recours pour excès de pouvoir (site net de la ville). Rejet de la requête le 7/10/2008
01/2010 : recours pour excès de pouvoir (Stade de Bx). Rejet de la requête le 12/2010
01/2010 : référé pour la suspension du Grand Stade. Rejet de la requête le 22/03/2010
01/2010 : recours pour excès de pouvoir (terrain rue Colette). Rejet de la requête le 2/11/2011
10/2011 : 2 recours pour excès de pouvoir (Stade de Bx). Rejet des 2 requêtes le 19/12/2012.

Un acharnement juridique coûteux

L’emprunt du futur stade prévoit la fixation des taux d’intérêt après la purge des recours juridiques. Début 2013, ils étaient très bas mais les banques ont refusé la fixation des taux car Monsieur Rouveyre a fait appel malgré un rejet catégorique de son premier recours par le tribunal administratif. Potentiellement, il prive ainsi les finances de la ville d’une économie de 30.000.000 € !

Le logement social n’est pas la priorité du Conseil Général

L’aide du CG pour le logement très social a été divisée par 3 (de 10 000€ à 3000€ / logement) !

Le Conseil Général ne s’intéresse pas au stationnement

parking A fournier
Parking vide soirs, WE et vacances

Le parking du collège A. Fournier situé rue Mazarin est libre les soirs, les WE et pendant les vacances scolaires. Malgré un avis favorable du collège et un courrier d’Alain Juppé (lire le courrier), le CG refuse de prêter ce parking (comme rue Théodore Gardère).

Redécoupage des cantons : l’église coupée en 2 !

eglise
Eglise Ste Geneviève

Conscient du manque d’implication du CG dans notre canton, Matthieu Rouveyre veut profiter du redécoupage des cantons pour se tailler un territoire sur mesure. Le quartier Nansouty / Saint-Genès se retrouverait écartelé, les bureaux de vote les moins favorables au Parti Socialiste étant exclus et rattachés à un autre canton. Comble de ce “charcutage électoral”: la limite du nouveau canton passerait au niveau de l’église Sainte-Geneviève ! [En savoir plus]

La mission emploi Saint-Michel bientôt de retour sur la place

blog-dsc_23392-village-st-michel-bordeauxEn 2008, la Maison de l’emploi a implanté une antenne territoriale dans le quartier des Aubiers, la Mission Emploi Bordeaux-nord, afin d’offrir autour d’une cyber-base emploi des services d’accueil, d’information, d’orientation et d’accompagnement sur les questions de ressources humaines et d’emploi aux entreprises et habitants du secteur.

C’est le tour du quartier Saint-Michel et de tout Bordeaux Sud d’avoir son lieu municipal dédié à l’emploi. Une action plus que nécessaire car l’indicateur de chômage est de 35,5% dans ce quartier, soit le taux le plus élevé d’Aquitaine.

Aujourd’hui installée dans des locaux provisoires rue Causserouge, la Mission Emploi Saint-Michel accueille sur rendez-vous plus de 300 personnes par an et a développé des relations avec près de 200 TPE locales. En 2012, 147 diagnostics professionnels ont été réalisés. 120 personnes sont suivies de façon régulière dans le cadre du Plan Local d’Insertion par l’Economie (PLIE).

Cette opération innovante s’intègre dans le projet urbain Bordeaux Re-Centre, en lien avec la responsabilité sociale d’Aquitanis, propriétaire des locaux, et de la promotion de la clause d’insertion assurée par la Maison de l’emploi à travers le PLIE.

Aquitanis a confié la rénovation des nouveaux locaux (13, place Canteloup) à l’Atelier Chantier d’insertion des Compagnons Bâtisseurs d’Aquitaine. Le chantier se déroulera de janvier à août 2014 et emploiera 10 personnes en insertion, dont une majorité issue de Saint-Michel. Il représente un coût direct de 141 000 € auquel s’ajoutent des coûts d’encadrement et de formation des personnes employées sur le chantier. Outre Aquitanis, ce chantier d’insertion est financé par le Fonds social européen, l’Etat, la Région et la CUB.

La future Mission Emploi Saint-Michel sera animée par une équipe de 4 personnes sur une surface de 108 m². Autour d’un cyber espace, elle proposera un service d’information et d’orientation, ainsi que des ateliers à la recherche d’emploi et au positionnement sur des offres collectées. La Mission Emploi proposera aussi un accompagnement dans le cadre du PLIE et des permanences de différents partenaires (Info droit, CAF, écrivain public, …). La Mission Emploi Saint-Michel ambitionne de recevoir 2000 personnes par an et d’être un point de ressources sur le thème de l’emploi, en lien avec Euratlantique et les grands chantiers municipaux.