Abandon d’idéal

Abandon d’idéal

Abandon d’idéal

Il n’est pas exagéré de dire que la dernière campagne municipale s’est jouée sur la place du végétal en ville. En dépit des 46 000 arbres que compte Bordeaux, notre ville est souvent qualifiée de minérale, en raison de son histoire et de son patrimoine préservés des destructions. Pourtant, entre 2001 et 2019, 16 000 arbres ont été plantés. Parmi les projets de plantation majeurs, on retrouve les quais et la promenade Corajoud, les plantations en accompagnement du tramway, les Zac Cœur de Bastide, le parc aux Angéliques, la rénovation du parc Bordelais et du Jardin Public, la création du jardin botanique à la Bastide, le parking du parc floral, le parvis du parc des expositions…

Mais il fallait aller plus loin compte-tenu de l’intérêt stratégique que représente l’arbre dans la lutte contre le réchauffement climatique. C’est pourquoi, en 2019, le Conseil Municipal de Bordeaux a adopté le plan « Canopée » et créé un comité de l’arbre dans le but d’augmenter la proportion de surfaces boisées et de gérer le patrimoine arboré de la Ville en conciliant surveillance, préservation des arbres, diversification de la palette végétale et sécurité des populations.

L’engagement est alors précis et réaliste (car construit avec les services techniques dont c’est le métier) : planter 20 000 arbres d’ici 2025, soit 3000 arbres par an (contre 1000 actuellement) : 1000 arbres au parc aux angéliques, 500 au Grand Parc, 6630 sur Euratlantique, 5650 à Brazza, 1500 à Bastide-Niel, 1200 arbres par an dans le diffus, etc…

Pourtant, à l’époque, les critiques de Pierre Hurmic, élu d’opposition, sont virulentes : nous sommes jugés coupables d’encourager l’artificialisation des sols sans qu’aucun de nos arguments ou projets ne soient réellement entendus. Le candidat écologiste promet de faire mieux que nous.

Aujourd’hui, les masques tombent.

En 2020, Bordeaux Métropole annonce son ambition de planter 100 000 arbres par an pendant 10 ans dans les 28 communes. Une proposition que j’ai votée avec enthousiasme !

Mais, au même moment, le Maire de Bordeaux annonce 1600 arbres plantés dans l'année qui vient...

Comment expliquer un tel manque d'ambition ?

La réponse à cette question sera donnée par son élu en charge de la végétalisation, dans une réponse à la fois sincère et naïve que je vous invite à regarder en vidéo en cliquant sur l'image ci-dessous :

Patrick Papadatto découvre le « plan de charge ». Il a pourtant été élu entre 2008 et 2014. De qui se moque-t-on ?

De révolution il n’est plus question, même dans ce domaine, pourtant si cher aux écologistes. L’ambition n’est décidément pas au rendez-vous.

Même le journal Sud Ouest s’est ému de cet abandon d’idéal, une vérité qui n’est visiblement pas du goût du Maire.

 

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