A la Base sous-marine, les arts numériques se développent

En 2016, la 5ème édition de la Semaine Digitale qui s’est déroulée du 5 au 9 avril a mis l’accent sur le volet artistique de l’événement avec un budget dédié de 100.000€. A l’issue d’un vaste appel à candidatures lancé auprès des acteurs culturels du domaine, une commission composée de représentants de la ville et de professionnels des arts numériques a sélectionné 4 projets lauréats. Déclinés sous forme d’installations multimédia et performances hybrides, ces projets ont rassemblé plus de 6000 personnes sur 4 jours au sein de lieux patrimoniaux emblématiques et d’établissements culturels de la Métropole. La soirée de clôture s’est déroulée au Rocher de Palmer et a rassemblé quant à elle plus de 1600 personnes. Elle a été appuyée par quatre conseillers artistiques du territoire, en partenariat avec l’Université de Bordeaux Montaigne.

En 2017, nous allons aller plus loin grâce à un rendez-vous numérique annuel à la Base sous-marine.

Lors du Conseil Municipal du 11 juillet dernier, une procédure de délégation de service public portant sur les alvéoles 1 à 6 a été approuvée. Cette procédure a pour objet la mise valeur patrimoniale du site par la création d’un lieu dédié à l’image, aux arts numériques et au multimédia, accessible à tous les publics. Dans ce contexte, l’Annexe, espace d’exposition programmé par la Ville de Bordeaux, demeure un équipement culturel municipal en régie directe. L’objectif est d’y développer un contenu artistique tourné vers les formes émergentes de la création contemporaine (parcours vidéo, installations sonores et lumineuses, performances hybrides originales) en lien étroit avec l’innovation artistique.

Dans cette perspective, dès 2017, il est proposé de créer au sein de la Base sous-marine un « rendez-vous » récurrent dédié exclusivement aux arts numériques qui se déroulera, chaque année, entre les mois de février et avril. Ce « rendez-vous numérique » fera bien entendu écho à la « Semaine Digitale » dont le rythme devient biennal à compter de la 6ème édition prévue en avril 2018.

En vue de co-construire la 1ère édition du « rendez-vous numérique 2017 » à la Base sous-marine, une collaboration entre la Ville de Bordeaux et l’association Trafic, acteur bordelais majeur en matière d’arts numériques et musiques électroniques, a été imaginée. Ce premier « rendez-vous numérique » se décline selon deux axes programmatiques et deux temporalités :

> Arts de la scène :
• Octobre 2016 : avant-première du « rendez-vous numérique 2017 » avec l’accueil d’une série d’événements (concerts et performances) au sein de l’alvéole C4 de la Base sous-marine.
• Février à avril 2017 : accueil d’un nouvel événement (concert ou spectacle vivant) au sein de l’alvéole C4, en écho à la présentation dans l’Annexe d’une exposition dédiée aux arts numériques.

Le budget consacré au volet « arts de la scène » est entièrement supporté par l’association Trafic. En contrepartie des recettes de billetterie et buvette, l’association propose une programmation inédite permettant d’accueillir des artistes incontournables dans le champ des arts numériques et des musiques électroniques, sans coût supplémentaire pour la Ville de Bordeaux en termes de production et/ou d’honoraires artistiques

> Arts visuels : Exposition dédiée aux arts numériques au sein de l’Annexe, présentée entre février et avril 2017.

Les contenus artistiques de ces 2 volets sont actuellement en cours de finalisation.

En 2018, 6ème édition de la Semaine Digitale.

La reconduction du volet artistique de la Semaine Digitale lors de la 6ème édition de la manifestation en 2018 prévoit quatre pistes de réflexion.

Développer des projets de création

Projet de collaboration avec l’Université de Bordeaux et le Festival FACTS en vue de co-construire un programme annuel de résidence « Arts et Sciences » prévoyant l’accueil d’un artiste d’envergure nationale ou internationale au sein des entreprises, laboratoires de recherche et écoles du territoire. Les créations résultant de ce dispositif pourront être présentées en exclusivité à la Base sous-marine, pendant l’édition 2018 de la Semaine Digitale, mais également sous une forme labellisée les années « off ».

Renforcer la communication

En vue d’harmoniser les volets culturels, scientifiques et artistiques de la «Semaine Digitale » autour d’une identité forte et fédératrice, une réflexion sur l’identité graphique de l’événement pourrait être pertinente, ainsi qu’un choix affiné de supports de communication et de diffusion spécialisés.

Créer un dispositif de labellisation « Semaine Digitale »

L’objectif est de mettre en avant une sélection de projets qualitatifs relevant du domaine des arts numériques, en dehors du temps de la biennale.

Intégrer la « Semaine Digitale » au réseau international

L’objectif est de contribuer à la circulation et la mobilité des artistes et des œuvres du territoire à une échelle internationale en intégrant durablement le réseau des festivals de renom consacrés aux arts numériques.

Sous réserve de vote budgétaire, il est proposé que le volet artistique de l’édition 2018 de Semaine Digitale soit mis en œuvre sur la base de l’enveloppe budgétaire consacrée à l’édition 2016.

TV7 – Présentation du Document d’Orientation Culturelle

Nouvelle image (35)Bordeaux est aujourd’hui une des villes identifiées comme remarquable du point de vue de son offre culturelle. Historiquement, du poète Ausone jusqu’à François Mauriac, en passant par Montaigne et Montesquieu, le lien entre Bordeaux et la création artistique est intime.

Premier budget de la ville en 2014 (305 € par habitant), la culture occupe une place remarquable parce qu’elle se trouve au carrefour des développements économique, social, éducatif et citoyen. Elle est un ingrédient indispensable à l’épanouissement de chaque Bordelaise et de chaque Bordelais. La culture participe également pleinement à la création de richesse, à l’attractivité économique et au rayonnement international de Bordeaux.

Le Document d’Orientation Culturelle

Pour autant, les graves crises que la France et le monde traversent depuis quelques années nous obligent à repenser non seulement le devenir de la politique culturelle telle que nous la connaissons, mais aussi à redéfinir quelles sont les priorités et les nouvelles exigences que nous allons devoir co-construire tous ensemble.

Pour relever ce défi, la Ville de Bordeaux souhaite se doter d’un Document d’Orientation Culturelle (DOC) capable de projeter la Ville de Bordeaux à l’aune de ces nouveaux défis.
En amont de l’édition de ce document et afin de contribuer à sa constitution, un débat d’orientation culturelle s’est déroulé lors du Conseil Municipal du 27 octobre 2014.


Présentation du Document d’Orientation… par webtv_fabienrobert

Débat d’Orientation Culturelle : définir des priorités

IMG-20141020-00429La culture occupe une place remarquable en France au sein des politique publiques parce qu’elle se trouve au carrefour des développements économique, social, éducatif et citoyen. Elle est un ingrédient indispensable à l’épanouissement de chaque bordelaise et de chaque bordelais au même titre que d’autres besoins vitaux. Elle participe à l’émergence d’une identité territoriale et du sentiment d’appartenance qui en découle.

Le développement de nouvelles formes d’accès à la culture (particulièrement par le biais des écrans) et l’émergence de nouvelles formes artistiques nous invitent à nous interroger collectivement sur les moyens dont nous disposons pour accompagner les acteurs culturels. L’un des objectifs de la politique culturelle est de faire en sorte que chacun puisse profiter pleinement (de manière quasi-quotidienne et au plus près de chez soi) d’une offre toujours plus riche et créative.

La culture participe également pleinement à la création de richesse, à l’attractivité économique et au rayonnement international d’un territoire. Il suffit pour s’en convaincre d’observer la compétition que se livrent les métropoles européennes dans lesquelles la question culturelle se voit assigner un rôle de tout premier plan. Il convient ici de rappeler que l’économie de la culture a généré, en France, en 2011, un apport à l’économie nationale de près de 105 milliards d’euros, ce qui représente près de 3,5% du PIB et près de 700 000 emplois.

Par ailleurs, le rôle éducatif de la culture est majeur. Elle est un formidable outil pour transmettre la connaissance, démocratiser le savoir et permettre l’ouverture au monde. Elle participe ainsi pleinement à l’égalité des chances.

Pour autant, les graves crises que la France et le monde traversent depuis quelques années nous obligent à repenser non seulement le devenir de la politique culturelle telle que nous la connaissons, mais aussi à redéfinir quelles sont les priorités et les nouvelles exigences que nous allons devoir co-construire tous ensemble. Bordeaux est aujourd’hui une des villes identifiées comme remarquable du point de vue de son offre et de sa politique culturelle (entre la deuxième et la troisième place en France en fonction des classements : L’Express, Le Journal des Arts…). Elle entend le rester.

Dès lors, nous devons collectivement et en dépit des menaces qui pèsent sur nos budgets et des incertitudes qui atteignent le moral des français, travailler à la transformation de notre politique culturelle pour qu’elle réponde mieux encore aux attentes de nos concitoyens, pour qu’elle rayonne davantage et qu’elle suscite l’envie et le désir pour des milliers de touristes et pour ceux qui choisiront de venir vivre à Bordeaux.

La tâche est immense. Pour relever ce défi, la Ville de Bordeaux souhaite se doter d’un Document d’Orientation Culturelle (DOC) capable de projeter la Ville de Bordeaux à l’aune de ces nouveaux défis.

Le DOC est un document de référence qui vise 3 objectifs :
afficher des priorités qui permettront de définir et d’affirmer plus lisiblement les contours de notre politique ;
– faire que notre politique culturelle irrigue encore davantage chacune des politiques publiques qui participent à la construction de la ville de demain ;
– promouvoir et rendre visibles les actions portées par la Ville pour susciter l’adhésion du plus grand nombre.

Le DOC ne sera pas une finalité mais une feuille de route perpétuellement réinterrogée par de nouvelles contributions dans un contexte extrêmement mouvant. Sa mise en œuvre sera organisée dans le temps.

En amont de l’édition de ce Document, et afin de contribuer à sa constitution, le prochain Conseil Municipal sera saisi d’un débat d’orientation culturelle (lundi 27 octobre à 15h, c’est public !) destiné à dresser un état des lieux sur lequel Bordeaux peut s’appuyer (I/ Les fondations) pour faire face aux bouleversements sans précédent que connaît son environnement (II/ Crises et mutations). C’est à partir de cette analyse partagée qu’il est proposé d’échanger sur les orientations et perspectives du mandat (II/ Vers un document d’orientation culturelle).

Consultez le rapport du débat d’orientation culturelle en cliquant ici : DOC

Pique-nique contre pic de pollution

juppe humainA Paris, quand la météo provoque un pic de pollution, le gouvernement décrète la circulation alternée, sous peine de répression. A Bordeaux, Alain Juppé préfère proposer une balade en vélo, ou en trottinette, pour terminer par un pique-nique sur les bords de Garonne. Et beaucoup d’autres ont choisi la balade dominicale de leur propre initiative, au vu de la fréquentation des pistes cyclables et des trams. Gratuits, bien sûr. Comme les VCUB.

Nous sommes donc partis des quartiers (Nansouty en ce qui me concerne, avec ma bande habituelle de complices) sous un soleil timide, pour se retrouver place de la comédie, afin d’y réaliser une photo de groupe unique en son genre : “Juppé” en lettres humaines. Ensuite, en troupeau joyeux et bavard, nous avons rejoint le marché des Chartrons. Une déambulation entre les étals des commerçants, entre amis, nous amène devant le limonaire. Tournant sa manivelle, en costume d’époque, le chanteur nous entraîne en choeur sur les airs d’antan, et lorsque “le petit vin blanc” se termine, et qu’Alain Juppé pose sa pièce, il nous fait la surprise de sortir un écriteau : “Votez Juppé”. Il faudra penser à le réintégrer dans les comptes de campagne…

Plus loin, les deux fronts, celui de Gauche et le National, distribuent des tracts malgré l’interdiction, à quelques mètres les uns des autres. Quand les extrêmes se rejoignent…

Nous, on est venu pique-niquer. À même le sol, sur une couverture, ou aux tables des buvettes, nous sortons nos paniers sur les plaids, entre amis. Il y a l’interdiction de boire sur les quais, mais je suis bien obligé de constater une ou deux infractions.

Le soleil est désormais de la partie et les coupe-vents bientôt hors saison.

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Réserviste : les raisons d’un engagement

Depuis 2 ans, jour pour jour, je sers dans la réserve opérationnelle de l’armée de Terre. Quand j’évoque cet investissement personnel devant des amis, en famille ou avec des bordelais(es), je perçois leur étonnement, leur perplexité et parfois même leur doute quant à la nature et l’utilité de cet engagement. A la question “Pourquoi ?” succède souvent l’interrogation lapidaire et jugeuse : “Mais vous servez à quoi ?”.
Le 4 avril, c’est la Journée Nationale du Réserviste. C’est pour moi l’occasion de revenir sur mon choix et le rôle de la réserve opérationnelle en France.

Je n’étais ni fan des armes à feu, ni des films de guerre. Pourtant, j’ai toujours aimé et admiré l’armée, sans toutefois souhaiter m’y engager professionnellement. En 2011, lorsque j’ai poussé la porte du centre de recrutement de la rue de Cursol, je voulais donner du temps, modestement, et mettre mes quelques compétences au service de l’armée pour deux raisons.

D’une part pour servir. C’est la principale raison de mon choix, non sans cohérence avec mon parcours professionnel et mes autres engagements.
Enseigner, c’est servir les générations futures.
L’idée que je me fais de la Politique, c’est servir ses concitoyens.
S’engager dans l’armée, c’est servir son pays.

D’autre part pour mettre en application l’une de mes convictions politiques. Je pense en effet qu’une grande Nation comme la France, compte tenu de son histoire et de son rôle dans le monde se doit de mener une politique de Défense ambitieuse. Nous ne pouvons faire d’économies dans ce domaine, sauf à penser que les menaces seraient moins grandes que par le passé ? Recruter et entrainer une armée professionnelle, c’est assurément un gage de maintien de la paix. L’action de la France au Mali en est une parfaite illustration. Le secteur de la Défense représente par ailleurs un nombre d’emplois directs et indirects très important, dans le Sud Ouest notamment.

La Réserve me sembla une forme d’investissement d’autant plus adaptée que l’essentiel de son rôle consiste à épauler l’armée d’active pour qu’elle se consacre à son cœur de métier. Les militaires en charge du plan Vigipirate que vous apercevez patrouillant dans les gares et les aéroports sont souvent des réservistes. De même en cas de catastrophe naturelle ou de troubles graves sur le territoire national, la Réserve peut être mobilisée.

Après quelques jours de classes, je m’imaginais apportant mon aide dans le domaine administratif, le recrutement et l’enseignement. C’était mon projet. La réalité de mon engagement sera bien différente.

Défilé de ma promotion en avril 2011 (FMIR)
Défilé de ma promotion en avril 2011 (FMIR)

Après 15 jours de “Formation Militaire Initiale de Réserve”, j’ai rejoint la 10ème compagnie du 48ème Régiment de Transmission basé à Agen.

En effectuant 5 à 60 jours par an, le réserviste se doit d’acquérir les techniques militaires de base (combat, activités sportives, tir, vie en campagne, secourisme de combat, topographie…) et de veiller à son perfectionnement. En quelques lignes, il est impossible de décrire avec précision les nombreux domaines d’activité que permet l’armée mais c’est un apprentissage conséquent et très enrichissant.

Au-delà de ces nouvelles compétences, dont je n’avais pas idée et que j’ai pu acquérir, l’armée c’est avant tout un état d’esprit et la préservation de valeurs humaines saines.

La solidarité. Un soldat seul n’est rien. Du binôme au corps d’armée, en passant par le groupe, la compagnie et le régiment, seule la force du groupe compte et permet la victoire. Toute la formation du militaire est emprunte de cette notion si importante pour former des militaires consciencieux, efficaces, et non des mercenaires solitaires.

La cohésion. Réussite, erreur, efforts physiques, détente : les moments heureux comme les plus difficiles se vivent ensemble. La cohésion, c’est ce liant sans lequel la solidarité ne serait qu’apparente.

L’entraide. Dans la Réserve, nous sommes tous, hommes et femmes, d’âges et d’horizons très différents. Pourtant, l’égoïsme est proscrit. Je pense notamment aux activités physiques parfois difficiles mais où la consigne est toujours la même : “aller au rythme du plus faible”. Le but n’est pas d’arriver premier mais d’arriver ensemble.

La discipline. C’est presque devenu un gros mot aujourd’hui… Or il s’agit non pas d’une fin en soi, mais d’un moyen nécessaire à la bonne organisation et au maintien en condition opérationnelle des forces armées.

L’armée, c’est à bien des égards une école de l’humilité, où le galon compte moins que la valeur et les compétences. Je ne voudrais pas paraître angélique : comme toute organisation humaine, l’armée a aussi ses défauts et ses aspects perfectibles.

Cette réalité, véritable aventure humaine, demeure difficile à décrire et à imaginer pour qui ne l’a pas vécu. Comme beaucoup, je suis arrivé avec mon projet personnel puis j’ai découvert et adopté celui de l’armée.

Aujourd’hui sous-officier, demain peut-être officier lorsque j’aurais effectué ma “Formation Initiale d’Officier de Réserve” prévue cet été, si je peux vivre pleinement cet engagement épanouissant et vous en parler avec autant d’envie, c’est avant tout grâce à l’équipe d’hommes et de femmes que j’ai rejoint au sein de la 10ème Compagnie à Agen. Ils m’ont formé (et continuent de le faire ! ), me font confiance et me donnent envie de continuer sans relâche à me surpasser. C’est parfois difficile physiquement mais tellement enrichissant humainement… Des Capitaines aux derniers arrivés, c’est pour moi l’occasion de les remercier très sincèrement.

En écrivant ce billet, non exhaustif, mon objectif n’est pas de convaincre ou de recruter. Je profite juste de la Journée Nationale du Réserviste pour témoigner, avec mes mots, d’un engagement nécessairement personnel.

Il est cependant aisé de faire un lien entre mon statut de réserviste et mon activité publique. C’est ce fameux lien “Armée-Nation” que j’ai aussi à cœur de faire vivre. Aussi, si vous souhaitez en savoir plus et me rencontrer pour en parler, c’est avec plaisir que je vous invite à venir visiter le “Village du réserviste”, installé place Pey Berland, de 10h à 16h, jeudi 4 avril, avec le soutien de la ville de Bordeaux.

En savoir plus sur la Journée Nationale du Réserviste : http://www.bordeaux.fr/ebx/pgFicheEvt.psml?_nfpb=true&_pageLabel=pgFicheEvt&classofcontent=evenement&id=90827