Toc toc toc

Alors que nous sommes de plus en plus habitués à suivre la politique derrière nos écrans, j’ai décidé, pour ne rien changer à mes habitudes, de battre le pavé pour que les électeurs puissent enfin voter pour un député qu’ils connaissent ! 

Toc toc toc…

Grâce aux militants, qui ne lâchent rien, le rythme du porte-à-porte s’intensifie : tandis que les habitués marchent d’un pas rapide d’une maison à une autre en battant tous les records de portes ouvertes et francs échanges, les novices découvrent quant à eux la joie que procure une discussion entre voisins-concitoyens ! 

Avec les militants qui ont accepté de rejoindre l’aventure – et que je ne remercierai d’ailleurs jamais assez – nous avons déjà frappé à 1200 portes ! 

D’ici le 12 juin, nous allons continuer à venir à votre rencontre, devant chez vous, que ce soit en porte-à-porte ou réunion coin de rue quotidien : à votre écoute est le maître mot de cette campagne !

Un café avec…

Terrain terrain terrain ! Nous ne comptons plus le nombre de cafés déjà bus, avec vous depuis le début de la campagne ! J’aime ces temps d’échanges avec commerçants et habitants, accoudé au comptoir ou autour d’une table en terrasse, à évoquer avec vous des difficultés du quotidien, des idées que vous souhaitez partager, à croiser des jeunes qui souhaitent « rencontrer un homme politique ». Ces échanges sont riches d’enseignements pour moi et me permettront de toujours mieux vous représenter à l’Assemblée Nationale !

Retrouvez moi chaque matin dans un café différent de la circo. 

A bicyclette…

Vous l’avez sûrement peut-être déjà vu : plus aucune rue de la circo n’a de secret pour notre triporteur de campagne tandis que mon vélo électrique comptabilise déjà 280 km au compteur ! Notre campagne se veut joyeuse…et sportive !

Soutien sans faille

Le terrain est indispensable, mais le soutien de ceux qui ne peuvent se libérer pour arpenter la circo avec nous est tout aussi important !  Vous êtes plus de 1900 membres à avoir rejoint notre comité de soutien : la dynamique ne faiblit pas, ensemble nous allons créer la surprise ! Merci à vous toutes et tous qui rendez cela possible.

Cette forte dynamique rend cette campagne intense mais n’est pas une nouveauté pour moi : dès mon premier mandat en tant que maire-adjoint du quartier Nansouty, en 2008, j’ai pris l’habitude de venir sonner aux portes de mon quartier, pour mieux vous connaître, échanger, me faire engueuler parfois.

Et cela ne changera pas si vous me faites confiance les 12 et 19 juin prochain !

Bordelaises, Bordelais,

Dimanche 24 avril, la nation tout entière devra faire un choix crucial. Vingt ans jour pour jour après l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, je mʼadresse aujourdʼhui à vous parce que je pense que lʼessentiel est en jeu. Je le fais dans lʼespoir que mes arguments vous convaincrontde faire le choix de l’optimisme et du progrès, tout en respectant la décision de chacune et de chacun dʼentre vous.

J’ai voté pour Emmanuel Macron, comme plus de 33 % des Bordelaises et des Bordelais, parce qu’il a fait face avec courage et efficacité à trois crises majeures, parce quʼil a obtenu des résultats en matière économique (le chômage a très fortement diminué et des usines rouvrent en France) et parce quʼil a entrepris des réformes auxquelles plus personne ne croyait (réforme du code du travail, suppression de la taxe dʼhabitation, prélèvement à la source ou bien encore frais optiques et dentaires remboursés à 100%). Ce bilan est réel mais imparfait. J’ai sincèrement conscience des insatisfactions et des colères. Beaucoup d’entre vous ne se sentent plus écoutés et considérés.

Mais si le premier tour est celui de la conviction, le second tour est celui de la raison. Aussi, je veux m’adresser tout spécialement à celles et ceux qui n’ont voté ni pour Emmanuel Macron, ni pour Marine Le Pen. Je connais la colère des lendemains de défaite électorale mais, avec gravité, je veux vous dire que notre pays, la France, est proche d’un accident politique majeur. Jamais l’élection présidentielle française n’est apparue si imprévisible et si dangereuse. Malgré ce contexte, nous sommes nombreux à être dʼaccords sur lʼessentiel : l’égalité des droits, le respect de la différence, l’État de droit et notre destin européen.

Lʼélection de Marine Le Pen à la Présidence de la République serait :

– une catastrophe économique dʼabord car le programme de l’extrême-droite, cʼest 87 milliards d’euros de dépenses supplémentaires. Nos finances publiques, durement mais utilement mobilisées pourprotéger les Français du Covid, ne supporteront pas cette charge supplémentaire. Qui va payer ? Nous tous, en impôts et charges supplémentaires et en pouvoir d’achat diminué. La crédibilité économique de la France sera durablement dégradée ;

une catastrophe patriotique ensuite car les prises de position répétées de Marine Le Pen en faveur de Vladimir Poutine (comme les 8 millions dʼeuros que son parti doit rembourser à une banque proche du Président russe), doivent nous faire craindre pour lʼindépendance de la France. Qui veut prendre le risque de confier le commandement de nos armées à une Présidente sous influence directe d’une puissance étrangère belliqueuse ?

Je n’ai pas envie que la France tourne le dos à l’Europe pour rejoindre l’internationale des populistes. Je nʼai pas envie que la France cesse de soutenir le peuple libre dʼUkraine qui se bat courageusement pour défendre ce que nous avons de plus cher : la liberté.

-enfin, une catastrophe humaine avec lʼapplication de mesures illégales, brutales et inhumaines,fondées comme toujours avec lʼextrême-droite, sur le refus de la différence. Cela diviserait violemment la société française.

Non, Marine Le Pen et surtout son programme n’ont pas changé.

Je vous invite donc à vous mobiliser, par conviction et par raison, le dimanche 24 avril en votant pour Emmanuel Macron.

Un projet présidentiel

Le jeudi 17 mars est une date importante : c’est l’annonce du programme présidentielle d’Emmanuel Macron. Un programme bâti sur la bienveillance, l’équilibre et l’audace, qui propose aux Françaises et aux Français 4 pactes : européen, productif, entre les générations et républicain. Des engagements qui visent à renforcer l’indépendance de la France et à unir plus fortement la société.

Pour que la France demeure une nation indépendante au gré des crises que nous vivons, Emmanuel Macron souhaite une consolidation de la défense européenne, une augmentation du nombre de réservistes mais aussi un nouveau pacte entre l’armée et la Nation.

En vérité, l’indépendance du pays ne passe pas uniquement par le renforcement de nos forces armées. Elle passe par notre indépendance alimentaire, productive mais aussi énergétique. Pour cela, le candidat souhaite mettre en place une loi d’orientation et d’avenir agricole mais aussi intensifier au niveau européen le plan protéines. Nous continuerons bien entendu à investir dans les secteurs d’avenir et d’innovation. Sur le plan énergétique, la transition passe par la rénovation thermique des bâtiments, l’accès aux véhicules propres à l’ensemble de nos concitoyens, mais aussi la mise en place d’une stratégie industrielle 100% française.

Pour une société plus unie, nous souhaitons faire de l’égalité femmes-hommes, la grande cause de ce quinquennat. Pour cela, mise en place d’un pôle juridictionnel spécialisé dans les violences conjugales, généralisation du système de plainte en ligne et hors du commissariat et instauration d’un droit à la garde jusqu’à 12 ans pour les familles monoparentales. Cette cause est pour nous essentielle.  

 

L’école est bien entendu au cœur de notre programme. Pour les enfants, 30 minutes de sport quotidiennes seront généralisées et l’apprentissage des mathématiques sera renforcé. La lutte contre le harcèlement sera intensifiée et les inégalités seront combattues à la source. Une école plus inclusive est essentielle pour l’épanouissement de nos enfants. Pour les professeurs, Emmanuel Macron souhaite une revalorisation de leur salaire avec de nouvelles missions.

Parce que le bien-être d’une société passe par l’épanouissement des jeunes mais aussi de nos ainés, nous souhaitons mettre en place un minimum de 1100 euros pour les retraites et repousser progressivement l’âge de départ à 65 ans, avec des possibilité d’un départ anticipé (avec retraite complète) en fonction de la pénibilité. Le travail de toute une vie doit être reconnu et récompensé. Notre souhait est aussi de lutter contre le chômage des séniors et faciliter leur réintégration dans le monde du travail pour leur deuxième carrière.

Concernant notre système de santé qui a été mis à rude épreuve lors de ces deux dernières années, nous souhaitons assumer un renfort massif dans les déserts médicaux, faire un choc de simplification à l’hôpital, améliorer l’accès aux soins d’urgence mais aussi aider les médecins pour leur permettre de prendre plus de patients.

La mise en place d’un pacte républicain est essentielle à nos yeux. Cela passe par une maitrise de notre immigration. Pour cela, protection des frontières européennes communes, meilleur accueil, refonte du droit d’asile pour réduire les délais, respect de nos lois et meilleure intégration sont au centre de la politique qui sera la nôtre en matière d’immigration.

Enfin, la simplification de l’État est primordiale. La déconcentration des services publics et la coopération entre les différents échelons territoriaux vont dans ce sens. Nous créerons un conseiller territorial qui siègera à la région et au département pour plus de proximité et d’efficacité.

Ce projet ne sera pas financé par une augmentation des impôts qui continueront au contraire de baisser. Il ne le sera pas non plus par une augmentation de la dette.

Ce projet est celui d’Emmanuel Macron, il est le seul qui revêt un caractère réaliste et ambitieux, un caractère présidentiel.

Sonnons la mobilisation pour défendre la démocratie

 

Je crois depuis longtemps que deux causes, liées l’une avec l’autre, éveillent les consciences et soulèvent l’enthousiasme des foules : la lutte pour sauver la planète et la lutte pour sauver la démocratie.

Ces dernières décennies, c’est la lutte pour sauver la planète qui a été la plus active avec les marches pour le climat, les conquêtes électorales des écologistes partout dans le monde, le rôle majeurs des ONG, des scientifiques et des lanceurs d’alertes… Au contraire, les nombreux avertissements qui mettaient en lumière des attaques contre les libertés et la démocratie n’ont pas été véritablement entendus. Les mobilisations historiques que nous connaissions auparavant, telles la religion et la politique, ont quant à elles déclinaient, en générant de la désorientation dans la société moderne.

L’insupportable invasion de l’Ukraine par la Russie nous ouvre collectivement les yeux face aux menaces qui pèsent sur la démocratie libérale. Tout ce que nous ne croyions plus possible dans les faits, comme la guerre en Europe, est en réalité une construction de notre esprit destinée à nous rassurer. Nous nous sommes concentrés, à raison, sur l’impérieuse nécessité de sauver notre maison, la terre, mais nous avons « oublié » de défendre les règles qui organisent notre vie dans cette maison, c’est-à-dire la protection des libertés, le pluralisme, la séparation des pouvoirs et l’état de droit. Autant d’idéaux dont le continent européen est le berceau et que Vladimir Poutine vient de piétiner.

Je ne suis ni manichéen, ni excessif. Alors bien sûr, d’autres combats continueront d’exister, et heureusement : les libéraux contre les conservateurs, les libre-échangistes contre les protectionnistes ou bien pourquoi pas, les capitalistes contre les communistes. Mais ces affrontements n’ont pas le caractère essentialiste des deux luttes citées précédemment qui, elles, consistent à choisir, in fine, entre la vie et la mort. 

Certains voulaient faire rimer « climat et fin du mois ». Je crois qu’il faut dorénavant lier « climat et fin des lois ».

 Je forme le vœu que notre jeunesse notamment, sans renoncer au combat écologique qui doit demeurer toujours aussi vigoureux, soit le fer de lance du mouvement mondial pour protéger les libertés individuelles et le régime démocratique. De ce point de vue, les immenses manifestations observées ces dernières heures partout en Europe donnent de l’espoir. Mais, avant de battre le pavé ou de vouloir s’engager militairement en Ukraine pour certains, le premier acte de soutien à la démocratie, le plus simple, le plus puissant et le moins risqué, c’est d’aller voter ! Ce droit a été conquis par les armes, et c’est face à la brutalité des armes que nous prenons de nouveau conscience qu’il est menacé. Si nous ne faisons pas collectivement preuve d’un sursaut civique, les régimes autoritaires feront de l’abstention une arme pour balayer les démocraties.

Nous avons longtemps cru que notre planète était quasiment éternelle avant de s’apercevoir trop tardivement des dégâts irrémédiables que nous avions causés. Ne commettons pas la même erreur avec la démocratie, un régime minoritaire dans le monde et dans le temps, une conquête jamais définitivement acquise.  

 

Sonnons la mobilisation générale de l’engagement pour la liberté dont nous sommes tous les sentinelles.

Réarmons-nous moralement pour penser l’impensable et ne plus voir le monde tel que nous l’aimerions mais tel qu’il est.

Faisons de l’Union Européenne le bouclier de protection des nations démocratiques.

Pouvoir d’achat: le vrai bilan!

Alors que l’élection présidentielle approche à grands pas et que certains s’empressent de lancer des polémiques stériles, j’ai envie de parler d’un sujet qui préoccupe réellement les Français : le pouvoir d’achat -avec le moins de chiffres possible, promis !

Il est de bon ton, pour l’opposition, de remettre en cause le bilan du Gouvernement sur ce sujet précis. Hélas, les faits sont têtus : baisses d’impôts, suppression de la taxe d’habitation, défiscalisation des heures supplémentaires, prise en charge à 100% des frais dentaires et optiques, rehaussement de nombreux minima sociaux…  Tel est le réel bilan de la majorité présidentielle à l’orée de cette campagne présidentielle qui s’annonce déjà virulente. Mais parlons des faits, rien que des faits.

Premier axe pour redonner du pouvoir d’achat aux Français : s’assurer que le travail paye mieux. Pour cela : baisse d’impôt sur le travail, aides spécifiques pour les travailleurs les plus modestes, les « primes Macron », ou encore la revalorisation du salaire des agents du service public. Autant de mesures qui visent à rendre le travail de nouveau attractif. Ces politiques récompensant le travail ont engendré la création de plus d’1 million d’emplois depuis le début du quinquennat. Parce que oui, l’augmentation du pouvoir d’achat passe par le travail.

L’augmentation du pouvoir d’achat passe également par l’accompagnement de nos concitoyens dans les grosses dépenses du quotidien. Parce que les plus modestes n’ont pas le contrôle sur l’inflation, parce le coût de la transition écologique est élevé, des mesures ont été mises en place pour ne laisser personne sur le bord de la route. Des décisions ont été également prises pour bloquer la hausse des prix des carburants engendrée par la reprise économique mondiale.

Alors que certains Français renoncent aux soins optiques ou dentaires pour des raisons économiques, le Gouvernement a établi un ensemble de soins remboursés à 100% par l’assurance maladie. Concernant la transition écologique, un passe vélo ou encore une aide à l’achat d’un véhicule électrique ont été proposés aux Français.

Ce quinquennat a aussi fait la part belle aux jeunes. « 1 jeune, 1 solution » a été la mesure phare de ce mandat en direction des jeunes, incitant notamment les entreprises à recruter les moins de 25 ans.

Le chômage chez les moins de 25 ans a diminué de 14%.

Cette politique en direction de la jeunesse s’est faite de concert avec une politique en direction de nos aînés : augmentation de leur pouvoir d’achat et facilitation du recours aux aides à domicile ont été au centre des politiques menées.

Pour finir, et parce que ce sujet nous concerne tous : ce quinquennat a été marqué par une crise sanitaire qui a eu un impact conséquent sur notre économie. Malgré cela, la France s’en sort mieux que les autres. PGE, France Relance ou encore fonds de solidarité, ont permis à la France de retrouver sa compétitivité d’avant crise avec un taux de croissance record.

Alors il est de bon ton de critiquer le Gouvernement, d’autant plus dans cette période où les nombreuses velléités présidentielles s’expriment. Mais ce bilan, rapidement brossé, atteste d’une réalité tout autre, à condition de faire preuve d’un peu d’honnêteté intellectuelle…

 

Violence

Je suis frappé par la violence avec laquelle démarre cette campagne présidentielle. Une violence à la fois verbale, parfois physique et souvent sociale qui ne laisse rien préjuger de bon lorsque nous approcherons du sprint final. 
A trop flatter les vils instincts de l’être humain, on ne maîtrise plus rien. Je suis rarement pessimiste -et encore moins mystique- mais ce contexte me fait craindre un incident plus grave encore. Je ne sais pas dire lequel mais qui pensait possible, pour une bande de complotistes folkloriques, d’envahir le congrès américain ? C’est précisément au cœur de tensions électorales et politiques extrêmes que cet assaut contre une institution démocratique coûta la vie à 5 américains.

Les mots sont choisis pour diviser, blesser et surtout plaire aux réseaux sociaux, véritables caisses de résonnance. Ils deviennent des armes incontrôlables.

Les sondages, toujours plus nombreux, toujours plus volatiles, toujours plus utilisés telles des prophéties auto-réalisatrices « chauffent à blanc » les militants déjà excités de chaque camp, alors que nous sommes si loin de l’échéance. 

Le débat semble s’organiser autour d’une prime à l’excès. Et pour gagner des parts d’audience dans ce jeu dangereux, il faut aller toujours plus loin que l’adversaire.

Alors chacun y va.

Rétablir la peine de mort ?

Interdire les licenciements ?

Quitter l’Union Européenne ?

Quelles digues devront encore céder avant que vienne la désescalade ? Celle-ci sera-t-elle douce ou (très) brutale ?

A la fin de ce jeu, il n’y a que des perdants, la République en tête.  

Vous pourriez penser que ce billet d’humeur est écrit suite aux images du premier meeting d’Eric Zemmour. Elles sont choquantes, bien sûr. Mais en vérité, j’ai ce sentiment depuis déjà de nombreuses semaines. Je considère notamment que Jean-Luc Mélenchon a une responsabilité plus lourde et plus ancienne que les autres dans ce contexte inquiétant. Et je pense que les formules à l’emporte-pièce d’Éric Ciotti et Sandrine Rousseau ont ceci de commun qu’elles divisent le pays en groupes et sous-groupes prétendument non-égaux, elles opposent les français les uns aux autres, sans apporter aucune solution aux problèmes de notre temps. Cette stigmatisation est particulièrement brutale pour les personnes visées : elle génère une violence sourde et moins perceptible mais en réalité encore plus dangereuse si elle explose le moment venu.

Et pour terminer de justifier mon inquiétude, ce climat de violence émerge au moment précis où notre pays devra choisir son Président, au moment précis où il sera le plus exposé aux ingérences étrangères, notamment via les réseaux sociaux et les piratages divers. Ne soyons pas naïfs : qu’il s’agisse d’État-voyous ou d’entités terroristes, de telles tentatives existeront, comme en 2017, mais avec plus de force sans doute.  

Face à cela, je n’éprouve aucune résignation. Au contraire, ma motivation est intacte pour défendre les valeurs démocratiques. Mais vite, ressaisissons-nous.

 

 

Pendant que j’écris ce billet, j’apprends que Bernard Denis, maire MoDem de Saint-Côme-du-Mont, a été violemment agressé.

Dans la nuit du 6 au 7 décembre 2021, le domicile du maire a été la cible d’un incendie volontaire. Son appartenance politique, son soutien au gouvernement, sont les motifs affichés par les agresseurs (cf. photo qui illustre ce billet).

 

 

Stop au stade bashing !

Un climat de suspicion règne sur les débats qui entourent le devenir du stade MATMUT Atlantique. C’est assez insupportable et surtout totalement infondé. A l’heure où la société gestionnaire SBA a décidé d’activer la clause de revoyure pour demander un nouvel équilibre économique dans le contrat qui la lie à Bordeaux Métropole, il me semble important de remettre « le stade au milieu du village » sur ce sujet.

D’abord, nous avons plusieurs raisons d’être fiers de ce stade :

-son coût : l’un des moins cher de France selon la Cour des comptes;

-son esthétique : il est beau, ce qui est rare pour un stade et ce n’est pas subjectif puisqu’il a été primé (plus beau stade du monde en 2015 par le jury site stadium ; prix de la plus belle architecture en 2016) ;

-son très bon état de conservation : il vieillit bien ;

– la qualité de son exploitation :  tous les utilisateurs s’accordent à reconnaître qu’il est très fonctionnel et qu’il offre des conditions d’accueil optimales ;

-il tient ses promesses : 110 matchs, 2 millions de spectateurs en 6 ans, 100 séminaires…

– son impact économique sur le territoire : 209 millions d’euros en 2019 selon la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux.

-enfin, les perspectives pour 2022 et 2023 sont positives, malgré la crise : coupe du monde de Rugby, différents concerts (Mylène Farmer, Soprano… notre stade sera d’ailleurs installé en format « 50 000 spectateurs » pour la première fois !)

Alors arrêtons le stade bashing !

L’argument de la faible fréquentation lors des matchs des Girondins ne me semble pas vraiment recevable : on ne construit pas un stade pour 2, 3 ou 10 saisons mais pour 100 ans.

Je rappelle par ailleurs que la naissance de ce stade a bénéficié d’un large consensus politique tant lors de sa construction (soutenue financièrement par la ville, la CUB, la région et l’État) que lors de son transfert à la Métropole. Certains ont eu la constance d’être toujours contre. 

Néanmoins, il faut avoir la lucidité de le reconnaître : le modèle économique du contrat n’est pas viable à terme. Pourquoi en sommes-nous là ?

D’abord parce que la ville a bien négocié en faisant une (trop ?) bonne affaire. Ensuite, parce que SBA a sous-estimé certains postes de dépenses. Par ailleurs, certaines mutualisations de charges avec les Girondins n’ont pas été effectivement mises en œuvre. Enfin, le naming du stade a été moins lucratif que prévu (même si MATMUT est une partenaire bienveillant dans cette période difficile) et l’UBB ne souhaite plus, pour le moment, revenir jouer au stade.

A noter également l’énorme impact de la crise sanitaire : -89% et -79% de chiffre d’affaires en 2020 et en 2021.

Cette situation est-elle totalement anormale ? Non, je ne le crois pas, car lorsque l’on conclue un contrat pour 30 ans, il y a forcément des inconnues. Il est impossible de prévoir exactement le contexte économique. C’est la raison pour laquelle nous avons prévu une clause de revoyure aujourd’hui activée par SBA.

Enfin, et c’est le plus important : comment sortir de cette situation ?

Pour cela, nous devons répondre à deux questions majeures :

  • La puissance publique doit-elle rester propriétaire de ce stade à la fin du partenariat ?

Je réponds plutôt oui (sans être fermé à une autre hypothèse) car un équipement public de cette nature est en réalité un service public. Par ailleurs, et sans aucune considération idéologique, qui voudrait acheter un outil déficitaire ?

  • Devons-nous accepter de réviser le contrat ?

C’est la demande de SBA. Et je pense que c’est le bon sens, à condition de pas brader les intérêts de la métropole naturellement. Pour résorber le déficit structurel, plusieurs pistes sont à étudier de mon point de vue :

> réviser le périmètre du contrat :

SBA est un partenaire qui fait bien son travail d’exploitant, notamment via son expérience dans la gestion des stades. Il favorise la venue de grandes tournées internationales. S’en priver serait dommageable.

Mais cela n’interdit pas de nouer de nouveaux partenariats :

– – – – – -avec les Girondins d’abord, grâce à un partenariat très privilégié et « gagnant-gagnant » qui viserait notamment à supprimer certaines fonctions supports aujourd’hui en doublons (suivi de la pelouse, commercialisation de la publicité et des espaces d’hospitalité…). Il serait sans doute possible également d’augmenter les recettes commerciales grâce à des ventes de prestations groupées.

– – – – – -avec l’UBB ensuite. La résidence de notre équipe de rugby, c’est Chaban, pas question de remettre cela en cause. Mais, certains matchs complets à Chaban pourraient accueillir plus de supporters au MATMUT. Qui trouverait cela dommage ? Dès lors, et sans jamais rien imposer à l’UBB, je pense qu’il faut favoriser un nouveau dialogue entre l’UBB et SBA afin de trouver une solution commerciale acceptable par les deux parties.

 >réviser l’équilibre du contrat :

C’est le sujet le plus délicat et, une discussion étant amorcée entre la métropole et SBA, je ne rentrerai pas dans les détails pour ne pas affaiblir la métropole. Mais j’ai toute confiance en Alain Anziani pour mener cette discussion à son terme. Je crois que nous n’avons aucun intérêt à ce que SBA dépose le bilan.

Enfin, deux sujets de fond de la responsabilité de la ville et de la métropole doivent être mis en chantier :

– – – – – -d’abord, l’aménagement des abords du stade : je pense qu’il y a du potentiel pour créer une zone d’aménagement économique et sportive pour générer des activités voisines et complémentaires ;

– – – – – -ensuite les accès lors des matchs et évènements : sujet complexe mais tout le monde s’accorde à reconnaître que malgré les moyens consacrés, les circulations du public ne sont pas suffisamment fluides.

Loin des propos d’estrades, voici ma contribution au débat sur le devenir du stade MATMUT Atlantique.

Pourquoi je suis pour GPSO

Monsieur le Président,

Mes cher(e)s collègues,

 

Dès les années 90, avec la réalisation du premier tronçon de LGV « Paris-Tours », et plus encore depuis 2017 avec la mise en service de la ligne « Tours-Bordeaux », personne n’imagine un seul instant que cette infrastructure nouvelle s’arrête à Bordeaux, faisant de notre métropole une impasse. Et c’est grâce à la mobilisation politique et financière de l’État, reconnaissons-le, que nous pouvons aujourd’hui nous retrouver pour débattre et voter la réalisation des tronçons vers Toulouse et vers l’Espagne (GPSO).

Je ne reviendrais pas en détails sur les nombreux arguments qui plaident évidement pour la réalisation de GPSO, mais j’insisterai sur 3 aspects :

-d’abord, et on ne le rappellera jamais assez : le train émet 50 fois moins de CO2e que la voiture et 80 fois moins que l’avion. Le TGV est donc un moyen de transport compatible, et même déterminant, si nous voulons réaliser la transition écologique ;

-ensuite, il est absurde d’opposer train du quotidien et train à grande vitesse, au moins pour deux raisons : d’abord parce que le TGV est aussi un train du quotidien (qui relie Bordeaux à Arcachon, Angoulême ou bien encore Libourne) ; ensuite parce que pour développer des trains du quotidien, en l’occurrence notre projet de RER métropolitain, nous avons besoin à la fois d’une nouvelle ligne pour décharger la ligne existante, mais également de réaliser les aménagements ferroviaires du sud de Bordeaux, dont nous ne pouvons pas décemment assumer seul le coût financier.

-enfin le succès de la ligne LGV « Tours-Bordeaux » ! Les trains INOUI et OUIGO sont pleins. Qui regrette le temps où nous étions à 3h30 de Paris ?

Mais au-delà de ces arguments, je voudrais insister sur ce que représente GPSO. Ce n’est pas simplement un projet d’infrastructure. Si ce débat marque un tournant majeur dans l’histoire de notre métropole, c’est aussi parce que ce projet nous place face à plusieurs questions aujourd’hui essentielles.

En effet, GPSO questionne d’abord notre ambition en matière de développement économique. Avec deux conceptions qui s’opposent radicalement :

-d’un côté la décroissance, si chère au cœur de Sandrine Rousseau (et des écologistes bordelais visiblement…), avec, en toile de fond, cette vieille idée malthusienne qui consiste penser que l’on serait plus heureux en étant moins nombreux ;

-de l’autre côté, la croissance durable, celle que nous défendons considérant que la création de richesse n’est pas incompatible avec le respect de l’environnement, des entrepreneurs nous le prouvent chaque jour.

GPSO questionne également implicitement notre rapport au progrès. Avec d’un côté ceux qui craignent la technique (nous l’avions déjà pressenti avec le débat loufoque sur la 5G…) et de l’autre, celles et ceux qui comme nous, considère que le progrès technique est l’une des clefs de la réussite en matière écologique.

Et puis, ne nous privons pas de le rappeler, le TGV est l’un des fleurons de l’industrie française !

Enfin, GPSO nous place face nos responsabilités en matière d’aménagement du territoire et de solidarité entre les territoires, tant au niveau infrarégional qu’au niveau européen. Nous n’avons nullement le droit de refuser l’accès au TGV à nos voisins du sud de la région Nouvelle-Aquitaine et de la région Occitanie.

En réalité, GPSO aura permis de révéler les graves fractures idéologiques qui parcours la majorité métropolitaine (PS, EELV, PC…), et au-delà de notre assemblée, et en vérité de la France tout entière à l’approche de 2022. Ce débat est noble.

En revanche, la position du Maire de Bordeaux, qui sur ces trois questions importantes, a choisi la décroissance, le refus du progrès et l’égoïsme territoriale, entraine notre ville chaque jour un peu plus sur le chemin du déclin.

Bordeaux est isolée, isolée comme jamais.

Isolée politiquement, nous le voyons bien aujourd’hui avec ce vote qui met en minorité le maire de Bordeaux. Cela aura nécessairement des conséquences sur l’influence de notre ville, dans la métropole et au-delà.

Mais surtout isolée géographiquement par des décisions (comme des plans de circulations kafkaïens, une croisade contre la voiture et, dernière novation en date, étudier la mise en sens unique de la route de Toulouse…) à l’image du refus de GPSO, qui viennent chaque jour un peu plus bunkériser Bordeaux.

Si l’on continue sur ce chemin du déclin, il n’est pas si éloigné que cela le temps où nous perdrons des habitants après s’être pourtant battu pour devenir la ville la plus attractive de France, un comble.

Lorsque l’on connait l’histoire de Bordeaux, ville portuaire ouverte sur le monde, lorsque l’on observe son développement salué de tous ces 20 dernières années, on mesure à quel point la position de Pierre Hurmic aujourd’hui est un grave contre-sens historique.