Bordeaux, 28 juin – 28 décembre : 6 mois pour rien

Après la victoire surprise de Pierre Hurmic, nous nous attendions tous, soutiens comme adversaires, à vivre une rupture politique profonde. D’une part, car son élection mit fin à 73 ans de continuité municipale à Bordeaux. D’autre part, en raison des 25 années de réflexion et de préparation qu’il passa dans l’opposition. Enfin, car son programme était suffisamment radical pour s’adjoindre le soutien du Parti Communiste ou de Génération.s. 

Nous sommes le 28 décembre, 6 mois se sont écoulés jour pour jour, c’est-à-dire une période suffisante pour se faire un avis, sans qu’il soit pour autant définitif. 

Même en faisant preuve objectivité et en tenant compte de la crise sanitaire que nous traversons, j’entends dorénavant les mêmes doutes et le même constat tout autour de moi : aucun souffle nouveau, aucun projet emblématique et tellement de maladresses… Les Bordelaises et les Bordelais, jusque-là bienveillants pour la plupart, commencent à percevoir la réalité et l’expriment.

Pour ma part, je résumerai ces 6 mois en 3 mots : renoncement, indigence et amateurisme.

Renoncement d’abord, la liste est longue : de vente du stade MATMUT et de démission du Président Longuépée il n’est plus question ; le moratoire sur les nouveaux projets immobiliers est devenu un simple droit d’inventaire sans interruption de travaux ; la promesse « 0 artificialisation des sols » n’est qu’un souvenir puisque le PLU (plan local d’urbanisme) n’a pas changé d’un iota et que 244 permis de construite ont été délivrés depuis l’élection du nouveau Maire ; les indemnités des élus ne « baisseront » que de 10% en cas d’absentéisme ; des décisions se prennent sans concertation (comme la mise en sens unique de la rue de Bègles et du cours de la Somme…) et les Conseils de quartier ne se réunissent plus, même virtuellement.

Bien sûr, quelques actions isolées ont été mises en œuvre comme le guichet unique pour accompagner les TPE ou bien encore la clôture de la concertation légale pour l’aménagement du site de La Jallère (des actions que nous avons d’ailleurs soutenues). La ville est péniblement administrée mais elle n’est pas gouvernée : aucune ambition nouvelle ne s’exprime, aucune vision d’ensemble n’est partagée.

Je suis d’ailleurs frappé par l’indigence et le manque de sérieux dont fait preuve cette nouvelle équipe municipale. Je prendrai 4 exemples emblématiques pour illustrer mon propos :

-Sécurité : pour beaucoup de Bordelaises et de Bordelais, la sécurité est la priorité majeure. Après avoir refusé un Conseil Municipal dédié à cette question, refusé d’étendre la vidéo-protection et refusé un débat sur l’armement de la Police Municipale, le Maire ne nous a toujours pas communiqué la liste exhaustive des mesures concrètes déployées pour garantir la sécurité de tous. D’ailleurs, aucun nouveau poste de policier municipal n’a été créé alors que nous en avions recruté 29 ces dernières années ;

-Végétalisation : alors que « Bordeaux Respire » promettait une véritable révolution végétale, Pierre Hurmic a annoncé la plantation de 1619 arbres seulement dans l’année à venir. Nous en proposions 3000 par an dans le plan canopée adopté en 2019 et la Métropole s’apprête à en planter 100 000 par an ! Manque d’ambition criant, même sur ce sujet pourtant si vert.

-Économie : l’expérimentation du dispositif « 0 chômeur de longue durée », présentée comme une mesure miracle, ne touchera que quelques dizaines (centaines ?) de personnes dans certains quartiers de Bordeaux, une réponse symbolique bien en deçà de l’enjeu. Parallèlement à cela, notre indispensable agence de développement économique « Invest in Bordeaux », malgré un bilan remarquable et salué de tous, est déstabilisée par une réduction budgétaire, au point que son Président décide de démissionner ;

-Immobilier : je me suis déjà longuement exprimé sur le gadget que représente l’encadrement des loyers qui a prouvé son inefficacité à toutes les époques et dans plusieurs villes ;

L’impréparation de la nouvelle équipe explique sans doute l’amateurisme qui entoure l’action municipale depuis 6 mois. Si l’on pense tous à la suppression du sapin de Noël et la polémique qui suivit, cette bourde est loin d’être isolée. Ajoutons : le tweet irrespectueux de Pierre Hurmic en « hommage » à Jacques Chaban-Delmas ; le vote du budget décalé à mars 2021 et des associations privées d’avance sur leur subvention ; des travaux sur le restaurant « Le 4ème mur » qui défigurent le Grand Théâtre; la perte du sommet Afrique-France parti à Montpellier ; dernièrement, la lettre infantilisante du Maire aux habitants de plus de 60 ans a provoqué un véritable tollé…

Comme je le disais plus haut, les Bordelaises et les Bordelais commencent à percevoir cette situation et plus encore le style du nouveau Maire, provocateur, agressif parfois, maladroit systématiquement et plus à l’aise pour nous dire ce qu’il ne va pas faire que ce qu’il va faire.

Face à cette insatisfaction montante, la crise sanitaire est une justification récurrente dans la bouche du Maire. Il y a une part de vérité mais il force le trait. Bientôt, il expliquera, malgré les évidences, que la situation financière de la ville est mauvaise. Bref, ce n’est jamais sa faute. Pourtant, les faits sont têtus : récemment, jamais un Maire de Bordeaux n’a eu autant de pouvoir. Mairie, Métropole (sans cogestion), Département et Région : Pierre Hurmic et ses amis ont tous les leviers.

Ce bilan à 6 mois, ce sont les acteurs de la ville, dont certains soutenaient Pierre Hurmic, qui en parlent le mieux :  le collectif Trans’Cub se sent trahie par la nouvelle équipe municipale et métropolitaine ; Philippe Barre, patron de Darwin dénonce des promesses non tenues de la part de Pierre Hurmic, notamment en matière d’urbanisme ; les Ultra pestent contre « l’absence totale de fiabilité et de cohérence » de la Mairie au sujet des Girondins…

Certains me trouveront sans doute trop sévère. Croyez bien que j’espère me tromper, je suis cependant très inquiet pour le devenir de notre ville. Petit à petit, et de manière presque indolore, cette nouvelle gouvernance municipale a une conséquence majeure : notre ville se replie sur elle-même, gouvernée par une idéologie qui promeut la décroissance et l’isolement. Cette trajectoire est celle du déclin, et elle est profondément contraire à l’histoire et à l’âme de Bordeaux.

Signes avant-coureurs de renoncements ?

« Ecrire, c’est agir. » répétait souvent François Mauriac. Tout au long de sa vie, il ne cessa jamais d’utiliser sa plume pour dénoncer les errements du monde qui l’entourait. Depuis plus de 12 ans, j’ai préféré l’action au stylo, profitant de la chance qui m’était donnée d’être élu local, membre d’un exécutif, c’est-à-dire capable d’agir concrètement et rapidement pour améliorer la vie quotidienne et embellir Bordeaux. Ce temps est révolu, ou presque, car dans l’opposition municipale, on ne peut plus agir ; et c’est la plume qu’il faut manier pour se faire entendre et espérer influer sur des décisions prises par d’autres.

Passer d’un rôle d’acteur à celui de spectateur, même engagé, n’est pas chose facile. En premier lieu parce que mon tempérament me porte plus naturellement vers les réalisations concrètes ; ensuite car les premiers pas de la nouvelle équipe municipale sont si dogmatiques et imprécis que déjà se tournent vers nous des citoyens déçus (et parfois abstentionnistes…) qui attendent que nous agissions pour contrer cette politique susceptible d’abîmer Bordeaux. Enfin, car personne de sincère ne peut décemment supporter de voir son travail remis en cause sans raison valable autre que celle de faire table-rase du passé.

C’est donc par l’écriture que je manifeste aujourd’hui mon étonnement face aux signes avant-coureurs de renoncements que nous percevons dans les premières déclarations et décisions du Maire écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic. Bien sûr, il est trop tôt, beaucoup trop tôt, pour tirer un bilan définitif de l’action de la nouvelle municipalité.

Pourtant, depuis 2 mois, le premier magistrat multiplie les déclarations approximatives et contraires à son programme de campagne. Il est, à l’évidence, rattrapé par la « réalpolitique » sur différents sujets qui constituaient pourtant des promesses majeures et assez emblématiques de son programme. Voici trois exemples révélateurs :

-en juin 2020, le programme du candidat écologiste annonce sans détour qu’il « mettr[a] fin au contrat de partenariat public-privé et [qu’il] revendr[a] le stade Matmut. » ; en juillet, à peine un mois après, le candidat devenu Maire déclare à propos de la vente du stade dans un interview pour Sud Ouest :  « je veux la faire étudier » ; en août 2020 sur France 3 : « il ne faut pas que ça coûte plus cher à la collectivité sinon je renoncerai. ». Par définition, lorsque l’on décide de rompre unilatéralement un contrat, cela coûte cher ! On passe donc d’une promesse de vente catégorique -et assez démagogique- à une simple « étude » dont il n’est pas très difficile de prédire l’issue puisque le coût de rupture du contrat est inscrit dans le Partenariat Public Privé, environ 80 millions d’€. Je prends les paris : d’ici quelques mois, on nous expliquera que la collectivité ne peut débourser une telle somme -ce qui sera vrai- et que le contrat doit être conservé, avec quelques aménagements pour faire bonne figure et faire passer la pilule. Acte 1.

-conformément à son programme et dès le lendemain de son élection, le nouveau Maire annonce un « moratoire sur les grands programmes immobiliers ». Puis, en septembre, on ne parle plus de tout stopper mais plutôt d’une « réorientation » en matière d’urbanisme ce qui n’a pas échappé aux journalistes : « Depuis le terme moratoire semble avoir disparu de son vocabulaire, il parle désormais de réorientation. ». Là encore, souvenons-nous des virulentes saillies du candidat vert qui, pendant la campagne, n’avait pas de mots assez forts pour dénoncer le « bétonnage » dans les nouveaux quartiers. Les premières critiques sur ce sujet sont venues de Philippe Barre, patron de Darwin et militant écologiste qui ne décolère pas. Acte 2.

-enfin, et je cite toujours le candidat : « à la démocratie intermittente, ponctuée par des élections tous les 6 ans, nous voulons substituer une démocratie permanente ». Là encore, les premières décisions du Maire sont prises sans concertation, comme l’illustrent le refus d’accueillir la maison nationale du dessin de presse, la suppression du sapin de Noël ou bien encore la mise en sens unique du cours de la Somme entre la place de la Victoire et la place Nansouty. Sur ce dernier sujet, les habitants sont invités à se prononcer…dans 9 mois, après la mise en œuvre de ce changement important et déjà contesté… Par ailleurs, si pendant la crise sanitaire notre majorité proposait régulièrement à l’opposition des temps de dialogue républicain, le nouveau Maire n’a jamais pris la peine d’informer son opposition de l’évolution de la crise sanitaire. Nous sommes totalement tenus à l’écart, malgré la légitimité du suffrage universel. Acte 3.

Vous pourriez me répondre que tout cela n’est pas très important, pour le moment, et que je devrais me réjouir que le Maire revienne à la raison sur la question du stade et de l’urbanisme. Et sur le fond vous auriez raison. Mais sur la forme, quel pied de nez fait à la démocratie si ces renoncements venaient à se confirmer ! A n’en pas douter, la confiance des habitants envers leurs représentants serait encore affaiblie…

Vouloir préserver la planète ne donne pas un blanc-seing éthique. Sans doute suis-je « vieux monde », mais je crois que les élus, écologistes ou non, doivent tenir ce qu’ils promettent.

Pour Pierre Hurmic, la com’ et l’idéologie passent avant les vrais sujets

Le nouveau Maire de Bordeaux a tenu sa conférence de presse de rentrée pour faire l’annonce de ses premières mesures et au passage faire taire le sentiment montant d’inaction ; sentiment partiellement injuste compte-tenu de sa récente élection.

Hélas, le moins que l’on puisse dire, c’est que le compte n’y est pas : pas mot pour le monde de la culture et du spectacle (en grande souffrance), pas un mot sur les solidarités, pas un mot à l’attention de nos grands secteurs économiques (viticulture, aéronautique, événementiel…) en proie à d’importante difficultés…

J’ajoute que contrairement à sa promesse d’une « démocratie permanente », les membres du Conseil Municipal n’ont pas été informés de la situation sanitaire ou sécuritaire depuis son élection !

De cette conférence de presse, je retiens 3 faits marquants :

-tout d’abord, la faiblesse des annonces en matière de sécurité, LE sujet prioritaire aujourd’hui à Bordeaux : refus accroître la vidéoprotection, refus de débattre de l’armement de la Police Municipale… Pierre Hurmic est plus à l’aise pour nous dire ce qu’il ne va pas faire que ce qu’il va faire pour notre sécurité. Et les quelques mesures annoncées ont été initiées en 2019 : « création » de la brigade VTT (elle existe) ou de la brigade canine, recrutement de policiers municipaux supplémentaires… Clairement, la réponse politique n’est pas à la hauteur de la dégradation continue du contexte sécuritaire à Bordeaux, singulièrement depuis le déconfinement. Sortons de l’angélisme !

-ensuite, le nouveau Maire fait de la « récup » et annonce des mesures qui correspondent à des décisions actées par notre équipe avant son élection : végétalisation de la place Pey Berland, nouvelles pistes cyclables sur les boulevards (notamment), espaces de stationnement sécurisés pour les vélos, charte de l’arbre…

-enfin, sans doute en accord avec ses collègues maires écologistes, une forme de dogmatisme le conduit à prendre des décisions clivantes, inutiles et tristes, comme la suppression du sapin de Noël des Bordelaises et des Bordelais, place Pey Berland, remplacé par un spectacle vivant au motif qu’il est « un arbre mort »… Et bien évidement, ce coup de com’ est l’arbre qui cache la forêt des vrais problèmes de notre ville.

Cette dernière décision est absurde pour 3 raisons : d’abord, c’est une entorse à la traditionnelle magie de Noël ; ensuite, elle abîme l’image de Bordeaux privant de nombreuses familles venues de toute la Gironde d’un moment féerique et populaire ; enfin, elle se fonde sur un argument absurde : les « arbres morts » (!!!), autrement dit « du bois », sont présents dans notre quotidien et représentent par ailleurs un secteur économique majeur dans notre région. Les forêts dont sont issus ces sapins son gérées durablement.

Si défendre la présence d’un sapin à Noël apparaît comme une position « vieux monde », alors j’assume complètement ! Vous pouvez d’ailleurs vous mobiliser avec moi pour le retour du sapin en signant cette pétition.

Je ne suspecte par Pierre Hurmic de vouloir attaquer une tradition religieuse car je connais ses convictions en la matière. Mais je regrette qu’il amalgame l’idéologie prônée par certains de ses soutiens avec l’intérêt général des Bordelaises et des Bordelais*.

Bref, le costume de Maire paraît bien grand pour l’homme que j’ai entendu faire sa rentrée.

* Rien ne remplace le sapin de Noël ! Mais sur ce sujet, je ferai une contre-proposition constructive qui relève du bon sens : je ne m’oppose pas à la tenue de nouvelles animations de Noël bien évidemment mais cela n’empêche en rien la présence du sapin, sous une forme naturelle ou plus moderne (par exemple, une installation métallique figurative comme il en existe dans d’autres villes).

 

 

Regarder devant

L’été est pour moi un moment de repos suspendu « hors du temps » dont j’espère que vous avez tous pleinement profité. Cette année, la pause estivale fut particulièrement salvatrice pour moi. Après cette élection au calendrier unique dans l’histoire politique, la gestion de la crise COVID-19 et pour finir la défaite, j’avais besoin de repos.

Faible participation, « vague » verte, crise sanitaire, candidature LREM au 1er tour et alliance ratée entre les deux tours, les erreurs que nous avons commises…etc… Bref, à posteriori les raisons de la défaite sont nombreuses et connues, elles forment un « cocktail » dans lequel chaque ingrédient pèse plus ou moins, selon les analyses et les analystes, mais le résultat est le même. Je crois avoir analysé toutes ces raisons, sans pour autant qu’il soit nécessaire d’y revenir sans cesse. Dorénavant, il faut regarder devant.

J’aborde cette rentrée avec sérénité et fort d’une énergie retrouvée. J’ai mis à profit les moments de repos pour penser à l’avenir, plus ou moins lointain, et plus particulièrement à ce qu’il convenait d’organiser pour réussir ce nouveau mandat dans l’opposition. Et bien sur, j’aurai besoin de vous, nous allons prendre le temps de nous organiser dans les mois qui viennent.

Durant 6 ans, je compte jouer pleinement mon rôle de Conseiller Municipal et Métropolitain de Bordeaux pour faire entendre la voix des électeurs qui nous ont fait confiance. Je siégerai dans l’opposition mais je souhaite porter une parole constructive et collective. Ma nature modérée perdure.

Il convient tout d’abord de faire un constat : malgré le contexte singulier qui a porté Pierre Hurmic à la Mairie, il est légitime. Nous devons accepter l’alternance si nous voulons être une alternative en 2026.

Bien évidemment, les premiers pas de la nouvelle équipe me laissent pantois… Mais le temps de la critique n’est pas complètement venu. Cependant, trois tendances m’interpellent particulièrement :

-en France d’abord, la naissance d’une « pensée unique verte », contre laquelle il serait impossible d’aller au motif que la sauvegarde de la planète ne se discute pas. De mon point de vue, cela représente un rétrécissement de la pensée que je n’accepterai jamais. Car, si la préservation de l’environnement est un objectif qui doit faire consensus, il n’est pas le seul et les solutions pour y parvenir relèvent pleinement du débat public au sein duquel le pluralisme politique doit s’exprimer ;

-à Bordeaux ensuite, le renforcement d’une fracture territoriale et sociale entre les personnes et les quartiers, amplifiée par la faible participation aux élections municipales. Je m’inquiète de constater que ni les classes et quartiers populaires, d’habitude prompts à voter à gauche, ni les catégories sociales les plus aisées ne se reconnaissent dans l’écologisme municipal. La partie « médiane » de la population peut-elle décider contre le reste de la ville ? Gouverner, c’est d’abord savoir rassembler.

-enfin, je note que sur de nombreux sujets, Pierre Hurmic est rattrapé par la réalité, si bien que ses promesses de campagne semblent éloignées de ses premiers actes : le retour des arbres en pots tant critiqué par le candidat Pierre Hurmic en 2019, une surprenante coupe d’arbres au Grand Parc, les inquiétudes de Darwin, la progression de l’insécurité…

Deux sujets majeurs doivent faire l’objet d’un débat de fond en cette rentrée : d’une part la mise en œuvre concrète des mesures de soutien à notre économie locale en grande difficulté face à la crise et d’autre part la dégradation continue du contexte sécuritaire à Bordeaux. Sur ce dernier point, comme l’a proposé mon collègue Thomas Cazenave, je réclame la tenue d’un Conseil Municipal exceptionnel.

Je vous souhaite une bonne reprise à toutes et tous !