Les « Bassins de Lumières » : nouveau lieu d’expositions numériques à Bordeaux

Les « Bassins de Lumières » : nouveau lieu d’expositions numériques à Bordeaux

La Base sous-marine de Bordeaux accueillera au printemps 2020 un nouvel espace « les Bassins de Lumières ». Il sera consacré à des expositions numériques immersives dédiées aux grands artistes de l’histoire de l’art et à la création contemporaine. Ces expositions conçues sur-mesure épouseront l’architecture monumentale de la Base et se refléteront dans l’eau des quatre immenses bassins ajoutant ainsi une nouvelle dimension à l’expérience immersive. C’est au total 85 vidéo projecteurs qui permettront une couverture de 12 000 m² d’écran.

Culturespaces qui gère ce projet bénéficie d’une forte expérience avec un concept déjà éprouvé dans d’autres lieux comme à Paris ou aux Baux de Provence. L’immersion est totale dans l’œuvre et il faut pour cela un lieu qui puisse accueillir une telle installation. La connexion avec la Base sous-marine semble ici naturelle. Cette ancienne base militaire qui a abrité des flottilles de sous-marins pendant la Seconde Guerre mondiale est devenue un nouvel espace d’expression et de création qui offre de larges possibilités.
Je suis heureux de voir un acteur ambitieux et explorant de nouveaux espaces artistiques investir cette Base sous-marine chargée d’histoire. Un espace de la visite sera d’ailleurs consacré à retracer cette histoire.

Plusieurs expositions animeront le bassin des Lumières. La première mettra à l’honneur Gustav Klimt, maître du symbolisme et chef de file de la Sécession, courant autrichien de l’Art Nouveau. La diversité des couleurs, l’accumulation des formes, l’érotisme assumée et la richesse des allégories que comportent les toiles de l’artiste en font une collection parfaite pour une expérience immersive.
Une seconde exposition, plus courte, rendra hommage au travail de Paul Klee, artiste majeur ayant ouvert la voie de l’art abstrait au XXe siècle.

Les Bassins de Lumières doivent aussi s’ouvrir sur ce quartier en mutation. L’offre culturelle y est maintenant riche (Musée Mer Marine, IBoat, Cité du Vin, Glob Théâtre, Cap sciences…) et ce nouveau lieu doit permettre de créer des passerelles avec les autres établissements culturels.

La vie culturelle bordelaise s’enrichit d’un nouvel espace assurément différent et ambitieux. L’attractivité est une opportunité pour notre paysage culturel. Bordeaux attire de grands artistes, des expositions majeures et il est important de poursuivre cette dynamique culturelle au bénéfice des bordelais et plus largement des girondins.

Quoi de neuf pour la culture à Bordeaux ?

Parmi les nombreuses délibérations votées ce mois-ci en Conseil Municipal, je souhaitais en partager certaines avec vous.

– Signature d’une convention pour l’Opéra National de Bordeaux entre l’Etat, la Région Nouvelle Aquitaine, la Ville de Bordeaux et la Régie Personnalisée de l’Opéra 2018-2022.

Cette convention vise à renforcer les actions de l’Opéra National de Bordeaux, scène qui fait rayonner la culture bordelaise sur le plan national.

Il est important de développer des passerelles entre les différentes institutions culturelles de la ville et de la région. La programmation sera donc organisée en coordination avec certaines places fortes de la culture à Bordeaux en particulier lors des saisons culturelles. Je pense ici à des collaborations artistiques naturelles avec le TNBA ou la Manufacture CDCN par exemple.

L’éducation artistique et culturelle ainsi que toutes les formes de transmission demeurent un élément clé de la politique culturelle de la Ville. A ce titre, j’ai milité pour que les initiatives type DEMOS (orchestre de jeunes bordelais entre 7 et 12 ans) mises en place dès 2016 soient soutenues et accentuées. La Ville souhaite que se développent des liens accrus, originaux et innovants entre ces différents établissements (accueil, présentation, master class, projets artistiques construits en parallèle avec des projets pédagogiques ou tout autre projet d’intérêt)

Au-delà de Bordeaux, cette convention vise aussi à repousser les frontières de la création en créant des projets à plus grande échelle.
Ainsi, la mise en place de coopération avec d’autres structures de diffusion du spectacle vivant tel que l’Opéra de Limoges, l’Abbaye aux Dames ou encore le soutien à la création régionale auprès de l’Orchestre de Pau, du Ballet Malandain ou encore de l’Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine seront encouragés.

Je me félicite aussi qu’apparaisse dans cette convention des actions pour soutenir la médiation culturelle de l’Opéra. L’éducation et la transmission artistique qui concerne les publics dans toute leur diversité et les artistes en formation doit rester une priorité.

– Une convention entre la Ville de Bordeaux et la SCOP Glob théâtre, l’Etat, la Région Nouvelle Aquitaine et le Département de la Gironde.

La SCOP Glob Théâtre, conventionnée d’intérêt national « art et création », est un acteur militant du maillage théâtral et du spectacle vivant bordelais. Elle nourrit l’identité culturelle bordelaise à travers son offre.
Cette structure est destinée à promouvoir et développer la création et la diffusion des arts de la scène, tant par l’accueil d’artistes en résidences que par un travail de production et de coproductions avec les équipes artistiques.
Le Festival International des arts de Bordeaux est l’occasion parfaite pour (re)découvrir ce théâtre !

La Ville de Bordeaux a octroyé à La SCOP Glob Théâtre, une subvention de 500 000 euros pour l’achat du théâtre.

La signature de cette convention confirme le soutien des acteurs publics, au premier rang desquels figure la mairie de Bordeaux, pour cette scène importante scène culturelle bordelaise.

– Création d’une SMAC d’agglomération bordelaise

Je suis heureux de voir se conclure une initiative fédératrice comme celle-ci. Cette nouvelle entité métropolitaine regroupe les quatre SMAC (Scènes de Musiques Actuelles) du territoire, Musiques de Nuit Diffusion (Rocher de Palmer) à Cenon, Parallèles Attitudes Diffusion (Rock School Barbey) à Bordeaux, AREMA (Rock et Chanson) à Talence et Transrock (Krakatoa) à Mérignac
Cette démarche poursuit trois orientations complémentaires :
– Valoriser les singularités et les complémentarités des projets artistiques et culturels des quatre structures de la SMAC d’agglomération bordelaise,
– Favoriser les coopérations entre ces dernières, par l’échange de savoir-faire et la co-construction de projets
– Agir collectivement afin de promouvoir la diversité culturelle et le respect des droits culturels.

– Participation de la Ville au financement des études pour la rénovation de la Manufacture Atlantique

Ce bâtiment est une ancienne usine de chaussures reconvertie en salle de spectacle connue sous le nom de Théâtre de la Manufacture Atlantique, aujourd’hui occupé par le Centre de Développement Chorégraphique National qui a ouvert ses portes le 19 janvier dernier. Labellisé CDCN en 2007, la Manufacture est un lieu engagé pour la danse, la création, les artistes et les populations.

L’ambition culturelle portée par la Ville rejoint les trois objectifs que s’est donnée la Manufacture à savoir, donner une énergie nouvelle à la création chorégraphique, aller à la rencontre des personnes et s’ouvrir aux formes hybrides et transdisciplinaires.

Nous avons souhaité mener des études pour un projet de réhabilitation du lieu qui permettrait d’améliorer les fonctionnalités attendues pour le rayonnement de cet équipement. La Ville de Bordeaux participera au financement de ces études.

Ces conventions ou subventions illustrent concrètement les initiatives de la Ville de Bordeaux pour soutenir les établissements et offrir aux bordelais une vie culturelle dynamique ! 

Un règlement pour la protection des arbres à Bordeaux

Bordeaux offre aujourd’hui plus de 600 ha d’espaces verts et 46 000 arbres disséminés sur l’espace public. Cependant, force est de constater aujourd’hui que ce patrimoine est parfois menacé.

• Le vieillissement accéléré des plantations héritées du milieu du 19ème siècle – début 20ème avec notamment le parc Bordelais, le Jardin Public et les Quinconces pour les plus emblématiques.
• La répétition des évènements climatiques extrêmes qui fragilise le patrimoine
• L’émergence de nouvelles maladies et l’apparition de ravageurs
• Les dégradations subies par les arbres à l’occasion de travaux à proximité, de manifestations diverses, de dégradations volontaires, etc.

Ces menaces viennent compromettre les efforts de la Ville pour augmenter le patrimoine arboré notamment dans le cadre du plan Canopée. Je me félicite ici du travail réalisé pour mettre en place deux outils concrets qui permettront d’assurer le futur de ce patrimoine et protéger les arbres existants.

Le règlement de protection des arbres durant les chantiers.

Des données techniques permettent de mieux comprendre le fonctionnement d’un arbre et ainsi mieux le protéger. Des racines aux feuilles en passant par le tronc, chaque partie est primordiale. Cependant durant un chantier, des manifestations ou des évènements publics des dommages importants peuvent être commis. Les recommandations techniques concrètes détaillées dans ce règlement permettent de les anticiper et ainsi de protéger l’arbre.

Le barème d’indemnisation

Ce barème d’indemnisation, fondé sur la valeur ornementale ou d’agrément de l’arbre, permet une évaluation des dommages et du préjudice subi en cas d’atteinte.
La valeur de l’arbre est obtenue par le biais d’une formule prenant en compte 4 critères :
– Le statut patrimonial et la distribution spatiale de l’arbre,
– L’état de santé de l’arbre et sa vigueur,
– La circonférence du tronc et donc dans une certaine mesure son âge,
– L’espèce et/ou la variété.

La ville est un milieu hostile pour les arbres. Leur espérance de vie y est abrégée par les activités humaines. Les chantiers et manifestations sont nécessaires à la vie de la ville et à son évolution, mais ils peuvent être mutilants pour les arbres et engendrer leur dépérissement prématuré. Le patrimoine arboré est précieux et doit être protégé et préservé. Ce document permet de faire connaître les impacts de ces interventions et de proposer des mesures de protection concrètes.

Ce document vient compléter les annonces du Maire de Bordeaux, Nicolas Florian, lors du dernier Conseil Municipal. Des mesures de protection alliées à l’ambition de végétalisation du plan Canopée montrent la vision de la Ville sur cet enjeu primordial.
L’urgence climatique nous oblige à traiter ce sujet sérieusement, avec des mesures concrètes, loin du simple et réducteur concours de chiffre.